BOURSE-L'Europe rebondit au lendemain d'un coup de tabac

mardi 25 août 2015 09h44
 

PARIS, 25 août (Reuters) - Les Bourses européennes
rebondissent mardi en début de séance au lendemain d'un
mouvement de ventes panique liées à la brusque montée des
inquiétudes sur le ralentissement de l'économie chinoise.
    A 09h40, l'indice CAC 40, qui a chuté de 5,35%
lundi, progresse de 2,11% à 4.475 points.
    Londres rebondit de 1,85%, Francfort de 2%
et Milan de 2,2%. L'indice EuroStoxx 50 des
valeurs vedettes de la zone euro gagne 2,09% et l'indice plus
large Stoxx 600 de 2,07%.
    L'euro recule de 0,59% face au dollar et s'échange autour de
1,1549 dollar après avoir dépassé brièvement 1,17 dollar
lundi.
    Sur le marché obligataire, qui est resté de marbre lundi
face à la panique sur les marchés d'actions, le rendement de
l'emprunt d'Etat allemand (Bund) à 10 ans,
référence de la zone euro, se tend de 2,0 points de base à
0,61%.
    Le baril de brut léger américain reprend 1,46% mais
reste sous 40 dollars, à 38,75 dollars.
    Plusieurs professionnels estiment que le mouvement de lundi,
qui a vu le CAC 40 perdre plus de 8% en séance, était "éxagéré"
et présentait des opportunités d'achats.
    Rachid Medjaoui, directeur-adjoint de la gestion de Banque
Postale Gestion privée, a attribué ces "coups de semonce" à la
reprise encore trop faible dans les pays développés.
    "Au moindre coup de semonce les marchés dévissent", a-t-il
dit, ajoutant que si la reprise est faible, elle est réelle en
Europe et plus encore aux Etats-Unis.
    Il a estimé que les dévaluations du yuan chinois ne
signifiait pas nécessairement un retour à un politique
économique fondée sur les exportations.
    "Le passage de témoin" à une politique visant à asseoir la
croissance sur la demande intérieure "ne se fait pas sans mal".
    La dévaluation du yuan s'inscrit, selon le gérant, dans la
perspective d'une convertibilité totale de la devise chinoise.
    Nombre de professionnels s'attendent également à ce que la
situation chinoise incite la Fed à différer sa hausse des taux
d'intérêt, anticipée pour le mois prochain.  

 
 

 (Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez)