Les débats enlisés au Parlement grec, Syriza menacé de scission

vendredi 14 août 2015 01h11
 

par Lefteris Papadimas et George Georgiopoulos

ATHENES, 14 août (Reuters) - Les débats au Parlement grec se sont enlisés dans la nuit de jeudi à vendredi dans des questions de procédures, retardant le vote sur l'accord conclu avec les créanciers du pays, qui suscite de vives réticences au sein du parti au pouvoir Syriza, désormais menacé de scission.

Le Premier ministre Alexis Tsipras demande aux députés d'approuver un plan de sauvetage financier de la Grèce passant par un alourdissement de la fiscalité, une réduction des dépenses publiques et des privatisations en échange d'une nouvelle aide d'environ 85 milliards d'euros. Il s'agit du troisième programme de renflouement de la Grèce en cinq ans.

Ce vote va permettre de mesurer l'ampleur de la fronde au sein de Syriza, dont les divisions pourraient elles-mêmes contraindre Alexis Tspiras à des élections législatives anticipées dès septembre.

La présidente du Parlement, Zoé Konstantopoulou, l'une des chefs de file de la contestation au sein de Syriza, a ignoré les appels du Premier ministre à accélérer l'examen du texte de loi relatif à l'accord avec les créanciers afin de permettre son adoption bien avant la réunion vendredi des ministres des Finances de la zone euro, qui doivent à leur tour endosser l'accord.

A minuit passé, le débat à proprement parler n'avait toujours pas débuté en raison des questions de procédure soulevées par Zoé Konstantopoulou, ce qui signifie qu'un vote ne devait pas avoir lieu plusieurs heures.

UN VOTE FAVORABLE EST QUASIMENT ACQUIS

Un vote favorable de la Vouli ne fait guère de doute dans la mesure où l'opposition s'est engagée à soutenir le gouvernement d'Alexis Tsipras.   Suite...