BOURSE-Ipsen poursuit sa hausse, JPMorgan a relevé son conseil

vendredi 7 août 2015 12h25
 

PARIS, 7 août (Reuters) - L'action Ipsen a touché un nouveau plus haut historique vendredi matin à la Bourse de Paris alors que JPMorgan a relevé sa recommandation sur la valeur à "surpondérer" pour tenir compte du potentiel de croissance des produits vedettes du laboratoire, Somatuline et Telotristat.

A 12h05, le titre progresse de 1,76% à 60,04 euros après avoir touché 61,0 euros, tandis que l'indice SBF 120 cède 0,3%.

JPMorgan, dans une note, relève sa prévision de bénéfice courant par action pour Ipsen de 7%-14% sur la période 2015-2020 (8%-14% au-dessus du consensus sur 2015-2018) et estime notamment que le dynamisme de la Somatuline (endocrinologie) sur le marché américain pourrait permettre au groupe d'atteindre dès 2018, avec deux ans d'avance, son objectif d'une marge opérationnelle courante de 26%.

Le broker, jusqu'ici "neutre" sur la valeur, relève son objectif pour le porter à 75 euros, contre 56 euros, sur la base de 22 fois les résultats estimés pour 2016, soit une prime de 9% par rapport à la moyenne du secteur qu'il juge justifiée étant donné l'ampleur des révisions de bénéfices attendues.

JPMorgan relève sa prévision de croissance des ventes de Somatuline de 4% en 2015 et de 12% à 18% sur 2016-2020, ce qui porte à 12% (contre 10% précédemment) son taux de croissance annuel composé sur 2016-2020.

L'intermédiaire prend aussi en compte pour 50 millions d'euros de ventes escomptés d'ici 2020 pour le Telotristat, dont le lancement est attendu en 2017, après les résultats positifs de l'étude clinique de phase 3 Telestar montrant l'efficacité de cette molécule en seconde intention en cas d'échec d'un traitement type Somatuline.

Ipsen a publié fin juillet des résultats semestriels dopés par les ventes de Somatuline, notamment en Amérique du Nord. Pour 2015, le groupe anticipe désormais une croissance de son chiffre d'affaires supérieure à 9,5% et s'attend à une marge opérationnelle courante supérieure ou égale à 22% du chiffre d'affaires.

(Raphaël Bloch et Dominique Rodriguez, édité par Alexandre Boksenbaum-Granier)