BOURSE-JCDecaux chute, son S1 et ses perspectives déçoivent

jeudi 30 juillet 2015 13h37
 

PARIS, 30 juillet (Reuters) - L'action JCDecaux compte parmi les plus fortes baisses de l'indice SBF 120 jeudi en fin de matinée à la Bourse de Paris, la performance semestrielle et les perspectives du spécialiste de la publicité extérieure ayant déçu.

Vers 13h35, le titre chute de 4,77% à 35,60 euros dans un volume d'échanges dépassant sa moyenne quotidienne des trois derniers sur Euronext tandis que le SBF 120 avance de 0,52%. Depuis le début de l'année, il reste gagnant de 24,63%.

Dans un communiqué, JCDecaux indique que la croissance organique du chiffre d'affaires ajusté, au demeurant tirée par des effets de change favorables, est ressortie à +2,9% au premier semestre, avec un net ralentissement au 2e trimestre (+2,0%, contre +4,0% au T1).

Le taux de marge opérationnelle total ajusté est quasi stable (-10 points de base à 19,6%).

"Gardant à l'esprit, la faible visibilité et la forte volatilité de la plupart des marchés, nous prévoyons actuellement une croissance organique de notre chiffre d'affaires du 3ème trimestre en ligne avec notre performance au 1er semestre", déclare Jean-François Decaux, président du directoire et co-directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

Gilbert Dupont estime que la perspective pour le T3 ainsi fixée est un "peu décevante" et inférieure à ses attentes (+4,0%).

Le courtier, spécialiste des petites et moyennes valeurs boursières, note que l'écart entre sa prévision de résultat net (98,9 millions d'euros) et le bénéfice net part du groupe ajusté (+13,2% à 79,5 millions d'euros) est dû à une marge de la division Transport en-dessous de ses attentes, à un impact négatif des sociétés sous contrôle conjoint et à un taux d'impôt de 33% plus élevé que ses prévisions (29%).

Le broker réitère son conseil d'alléger sur la valeur et ramène son objectif de cours, de 35,5 à 34,5 euros, et révise en baisse ses prévisions de bénéfice par action 2015/2016/2017 de 3%. (Raoul Sachs, édité par Matthieu Protard)