BOURSE-Engie grimpe après l'accord en Belgique sur deux réacteurs

jeudi 30 juillet 2015 12h32
 

PARIS, 30 juillet (Reuters) - L'action Engie signe jeudi midi l'une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40 au lendemain de l'annonce par le producteur et distributeur de gaz et d'électricité d'un accord pour prolonger de dix ans deux des réacteurs qu'il exploite en Belgique.

A 12h28, le titre progresse de 4,11% à 17,585 euros, contre un gain de 0,79% au même instant pour le CAC 40.

Engie a indiqué mercredi qu'il investirait 700 millions pour pouvoir exploiter jusqu'en 2025 Doel 1, déconnecté depuis février, et Doel 2, qui atteindra 40 ans le 1er décembre 2015.

L'accord conclu avec le gouvernement belge s'accompagne d'une révision à la baisse de la taxe nucléaire imposée à Electrabel, sa filiale, fixée à 200 millions d'euros en 2015 et 130 millions en 2016. Depuis 2012, elle s'élevait à 550 millions par an.

"Electrabel à la rescousse!", constate dans une note Bryan Garnier soulignant en revanche la faiblesse des résultats du groupe au premier semestre.

La société a enregistré au premier semestre un résultat net part du groupe de 1,1 milliard d'euros (-56%), un résultat net récurrent part du groupe de 1,8 milliard (-12%), un Ebitda de 6,1 milliards (-4,8% en brut, -8,4% en organique) et un chiffre d'affaires de 38,5 milliards (-1,9% en brut, -5,4% en organique).

Malgré cela, Engie table toujours pour 2015 sur un résultat net récurrent part du groupe de 2,85 à 3,15 milliards d'euros (à climat moyen en France).

"La prévision 2015 a été confirmé malgré les fortes incertitudes dans l'activité de gaz naturel liquéfié, grâce notamment à un effet change meilleur qu'attendu et à une plus forte amélioration des charges financières", relève Bryan Garnier.

Engie a d'ailleurs souligné qu'il était en avance sur ses objectifs d'économies, que ce soit pour son plan "Perform 2015", réalisé à plus de 50% de l'objectif annuel à fin juin, ou pour son programme de réaction à la chute des prix du pétrole, dont l'objectif est déjà atteint à près de 50% malgré un lancement à la fin du premier trimestre. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)