LEAD 2-Guerre des nerfs entre Athènes et Bruxelles

mardi 28 juillet 2015 23h00
 

(Actualisé, comité politique de Syriza, derniers paras)

par Renee Maltezou et Francesco Guarascio

ATHENES/BRUXELLES, 28 juillet (Reuters) - Déclarations contradictoires et démentis n'ont cessé de circuler mardi entre Athènes et Bruxelles, attestant de l'atmosphère de profonde défiance dans laquelle baignent les nouvelles négociations sur un troisième plan de renflouement de 86 milliards d'euros.

Les divergences portent aussi bien sur le rythme et la conduite des négociations que sur la question de la réouverture de la Bourse d'Athènes et la nécessité ou pas pour le gouvernement de promulguer de nouvelles lois avant tout accord, en passant par les volées de bois vert de l'ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis à l'encontre des créanciers sur son blog.

Les deux parties ne sont même pas parvenues à s'entendre sur le moment où les négociations ont vraiment démarré.

Un haut fonctionnaire grec aux Finances a dit que les chefs des délégations de la Commission européenne (CE) et du Fonds monétaire international (FMI) arriveraient mercredi à Athènes pour discuter du plan de renflouement.

Les négociations dites techniques doivent être bouclées d'ici vendredi et pourraient s'accompagner de discussions "de suivi" durant le week-end si nécessaire, a-t-il ajouté.

"Les deux parties veulent parvenir à un accord le plus tôt possible", a dit le haut fonctionnaire.

Des responsables de l'exécutif européen ont toutefois démenti ces ordres du jour successifs, affirmant que les chefs de la mission européenne étaient déjà sur place et que les discussions avaient commencé depuis lundi. Ils ont bien souligné qu'on ne forcerait pas la main aux créanciers, tout accord exigeant au préalable des engagements précis et écrits sur les réformes.   Suite...