ENCADRE-Les prochaines échéances de la crise grecque

jeudi 23 juillet 2015 03h55
 

BRUXELLES/ATHENES, 23 juillet (Reuters) - Les négociations entre la Grèce et ses créanciers sur le troisième plan de renflouement du pays qui pourrait atteindre 86 milliards d'euros sur trois ans doivent débuter vendredi à Athènes.

Le parlement grec a approuvé dans la nuit de mercredi à jeudi le deuxième volet des "actions préalables" réclamées par les institutions créancières pour rouvrir les discussions avec Athènes.

Les députés avaient adopté une semaine auparavant un premier train de mesures à effet quasi immédiat qui comprenait principalement une réforme de la TVA, l'engagement de la réforme des retraites et l'introduction de coupes budgétaires automatiques en cas de déviation par rapport aux objectifs quantitatifs convenus.

Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, a déclaré que les négociations pourraient durer quatre semaines, tout en reconnaissant faire preuve d'optimisme.

La porte-parole du gouvernement grec Olga Gerovasili a fixé le 20 août comme date butoir aux négociations sur le nouveau plan d'aide.

Le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici a, quant à lui, déclaré que les institutions créancières visaient une conclusion des négociations dans la seconde moitié du mois d'août.

La Grèce a obtenu un prêt relais de 7,16 milliards d'euros pour une période de trois mois, débloqué par le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), afin de faire face à ses échéances de remboursement dans l'intervalle.

Cette somme sera suffisante pour couvrir les paiements dus par Athènes au mois de juillet, mais ne suffira pas pour le mois d'août, en particulier pour un remboursement de 3,4 milliards d'euros dû à la Banque centrale européenne (BCE) le 20 août prochain.

Si un accord est bouclé d'ici là, il devra probablement être ratifié par plusieurs parlements de pays membres de la zone euro en septembre.   Suite...