BOURSE-Adocia monte, fort potentiel de croissance du titre

lundi 20 juillet 2015 16h41
 

PARIS, 20 juillet (Reuters) - L'action Adocia signe lundi la plus forte hausse de l'indice SBF 120 à la Bourse de Paris, portée par l'optimisme de plusieurs analystes qui saluent la position stratégique de la société de biotechnologie dans le traitement du diabète et soulignent le potentiel de croissance du titre.

A 16h19, la valeur progresse de 4,84% à 93,45 euros dans des volumes fournis, signant un plus haut depuis son introduction en Bourse en février 2012 (16,04 euros), contre un gain de seulement 0,33% pour le SBF 120 (4.039,40 points).

"La société a publié de très bons résultats au congrès de l'association américaine du diabète en juin sur son projet Lispro avec Lilly et vient de lancer de nouvelles études pour son projet combo non encore partnerisé", explique Eric Le Berrigaud, associé gérant chez Bryan Garnier.

Adocia a annoncé fin juin des résultats positifs de phase 1b sur l'effet postprandial (après le repas) de l'insuline ultra-rapide BioChaperone Lispro chez des diabétiques de type 1.

La société, qui a fortement progressé depuis l'annonce en décembre 2014 (+103,9%), de son alliance avec le laboratoire Eli Lilly sur le co-développement de la BioChaperone Lispro, bénéficie de la bonne tenue du secteur de la pharmacie et présente un potentiel de croissance, selon un analyste.

Par ailleurs, la société de biotechnologie pourrait signer de nouveaux contrats à l'occasion du 51ème Congrès de l'Association européenne d'étude du diabète qui doit se tenir en septembre.

"Adocia, dont la technologie peut apporter de claires avancées dans l'insuline occupe une position centrale sur l'échiquier et pourrait bénéficier à nouveau de l'appétit d'un Lilly ou d'un Sanofi pour signer un nouveau partenariat voire se faire racheter" ajoute Eric Le Berrigaud.

La société a enregistré un chiffre d'affaires de 5,9 millions d'euros au premier trimestre 2015. Elle publie mardi les résultats de son deuxième trimestre. (Raphaël Bloch, édité par Jean-Michel Bélot)