LEAD 2-L'économie en phase avec une hausse des taux en 2015-Yellen

mercredi 15 juillet 2015 20h44
 

(Actualisé avec des précisions, contexte, réactions des marchés actualisée)

par Michael Flaherty et Howard Schneider

WASHINGTON, 15 juillet (Reuters) - La présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen a déclaré mercredi que la banque centrale restait disposée à relever les taux d'intérêt cette année, pour autant que le marché de l'emploi s'améliore de façon régulière aux Etats-Unis et que les perturbations à l'étranger n'affectent pas gravement l'économie.

"Si l'économie évolue comme nous le prévoyons, les conditions économiques devraient rendre opportun de relever le taux des fonds fédéraux à un moment ou un autre cette année", a-t-elle dit dans le cadre de son audition semestrielle devant la Commission des Finances de la Chambre des Représentants.

Le marché du travail "n'est pas encore en situation d'emploi maximum", a-t-elle poursuivi. "La Grèce reste difficile. Et la Chine continue à être confrontée aux défis posés par le niveau élevé d'endettement, la faiblesse des marchés immobiliers et des conditions financières volatiles", ajoute-t-elle.

"Si l'on se projette dans l'avenir, les perspectives sont favorables pour une nouvelle amélioration du marché du travail aux Etats-Unis et de l'économie en général", a encore dit Janet Yellen, dont les propos s'inscrivaient dans la droite ligne de ses précédentes interventions.

Le dollar s'est retourné à la hausse face à l'euro après ces déclarations, tandis que les rendements obligataires ont monté et que Wall Street est restée stable. Les futures sur Fed Funds suggèrent que les traders tablent désormais à 54% sur un relèvement des taux en décembre, contre 49% mardi en clôture, selon CME Fedwatch.

Janet Yellen a aussi défendu la "transparence et le sens de la responsabilité" de son institution, dont elle estime qu'elle n'a pas besoin d'une surveillance accrue de la part du Congrès.

Elle a mis en avant le flux d'informations que transmet la Fed aux marchés financiers, ses conférences de presse ou encore ses audits, alors que certains parlementaires l'avaient critiquée sur ce point lors de sa dernière audition devant la Chambre en février.

L'audition estivale fut dans l'ensemble plus calme pour la présidente de la Fed.

Les parlementaires, surtout républicains, veulent avoir un droit de regard sur la banque centrale surtout depuis que son bilan a quadruplé. La banque centrale a de fait un impact sensible sur l'économie et elle a accumulé les prérogatives réglementaires depuis la crise financière de 2008. (Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service français)