Grèce - Le casse-tête d'un crédit-relais

mardi 14 juillet 2015 12h48
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES, 14 juillet (Reuters) - Les responsables financiers de la zone euro avaient bien des difficultés mardi à trouver une moyen d'empêcher la Grèce de faire défaut sur une échéance due à la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine, aucune des six options existantes n'étant optimale.

La Grèce doit rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE d'ici lundi mais avant cela Athènes doit régler un arriéré de plus de deux milliards d'euros au Fonds monétaire international (FMI).

Globalement, il faut à la Grèce sept milliards d'euros en juillet et encore cinq milliards d'ici la mi-août, selon les estimations de ses créanciers internationaux.

"Nous examinons tous les instruments et fonds disponibles et tous paraissent présenter des inconvénients ou des impossibilité voire même des obstacles légaux et c'est pourquoi nous y travaillons encore", a dit Jeroen Dijsselbloem, le président des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) au début des discussions de l'Ecofin, équivalent de l'Eurogroupe pour l'ensemble de l'Union européenne (UE).

Les secrétaires d'Etat aux finances, travaillant dans le cadre du Groupe de Travail Eurogroupe, discuteront des six options possibles mardi avant de faire une recommandation qui pourrait être approuvée par les ministres lors d'une téléconférence ce mardi ou demain mercredi.

Parmi ces options, figurent la possibilité de prêts bilatéraux, le remboursement des profits réalisés par la BCE sur les obligations grecques achetées durant la crise financière et l'emploi des ressources encore disponibles au sein d'un mini-fonds de renflouement créé en 2010, le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF).

Cette dernière option est la moins pratique a priori; pour mobiliser les 13,2 milliards d'euros qui restent encore dans le MESF, les 28 pays de l'UE doivent donner leur aval car le fonds est adonné au budget communautaire.

La Grande-Bretagne, qui avait refusé cette possibilité pour la Grèce par le passé, a confirmé sa position mardi. "La zone euro doit régler sa propre ardoise", a dit le ministre des Finances George Osborne.   Suite...