Grèce-Hollande salue un accord qui préserve la zone euro

lundi 13 juillet 2015 10h11
 

BRUXELLES, 13 juillet (Reuters) - François Hollande s'est félicité lundi de l'accord conclu avec la Grèce sur un nouveau plan de sauvetage, qui permet de préserver l'intégrité et la crédibilité de la zone euro mais démontre aussi la nécessité de la renforcer encore.

Le président de la République a estimé à Bruxelles que l'objectif premier des négociations avait été atteint avec cet accord. "Il permet à la Grèce de rester dans la zone euro, c'était l'objectif", a-t-il dit à la presse.

Le chef de l'Etat a souligné que "l'intérêt général" de l'Europe avait primé et a estimé que chacun avait manifesté une "volonté de compromis jusqu'au bout".

"Tout n'est pas joué", a-t-il cependant ajouté, car plusieurs parlements nationaux doivent se prononcer sur l'accord. En France, L'Assemblée nationale sera consultée mercredi avec un vote, a-t-il dit.

François Hollande a en outre estimé que la crise grecque démontrait la nécessité de renforcer la zone euro, de l'emmener vers plus d'intégration afin qu'elle puisse "se défendre". "Ce sera le travail des prochains mois", a-t-il dit.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent, eux, définir ensemble les accompagnements financiers d'urgence afin que la Grèce et ses banques continuent de bénéficier de liquidités, a-t-il souligné.

"L'enjeu était d'offrir à la Grèce un financement long pour assurer justement sa sortie de la crise, mais aussi un financement immédiat pour en terminer avec ce que la Grèce vit en ce moment et qui va durer encore", a-t-il ajouté, évoquant notamment les fermetures de banques décidées il y a une dizaine de jours.

Ces dernières, a encore dit le président de la République, seront recapitalisées à hauteur de 25 milliards d'euros. Elles seront incluses dans le fonds dit de privatisations qui servira de gage à Athènes et sera, contrairement à ce que proposait l'Allemagne à l'origine, établi en Grèce à la demande du Premier ministre Alexis Tsipras.

"J'ai appuyé cette démarche, je la trouvais légitime", a dit François Hollande. (Julien Ponthus et Gregory Blachier, édité par Jean-Michel Bélot)