SYNTHESE-La Grèce passe au contrôle des capitaux, ferme les banques

lundi 29 juin 2015 05h34
 

* La BCE n'a pas relevé le plafond de ses liquidités d'urgence

* Tsipras dit que ses partenaires européens ne lui ont pas laissé le choix

* Les banques resteront fermées jusqu'au lendemain du référendum du 5 juillet

par Lefteris Papadimas et George Georgiopoulos

ATHENES, 29 juin (Reuters) - Les banques grecques resteront fermées pour une semaine à compter de ce lundi et les retraits aux distributeurs automatiques plafonnés à 60 euros par jour dans le cadre des mesures de contrôle des capitaux qu'Alexis Tsipras a ordonnées pour protéger le système bancaire grec d'une vague de retraits massifs susceptibles d'entraîner la faillite des établissements bancaires.

Ces mesures surviennent au terme d'un week-end de développements inattendus et spectaculaires, avec l'annonce d'un référendum en Grèce sur les propositions des créanciers qui a conduit à une rupture des négociations entre Athènes et ses partenaires avant que la Banque centrale européenne (BCE) décide dimanche de ne pas relever le plafond de ses liquidités d'urgence (ELA), vitales au fonctionnement des banques grecques.

"Plus nous gérerons dans le calme ces difficultés, plus vite nous pourrons les surmonter et plus modérées seront leus conséquences", a déclaré Alexis Tsipras, qui est apparu le visage sombre dimanche soir à la télévision grecque.

Le chef du gouvernement, au pouvoir depuis janvier, a dit que ses partenaires européens et la BCE ne lui avaient pas laissé d'autre choix que de mettre en oeuvre ces mesures. (voir )

"Le rejet de la demande du gouvernement grec pour une brève prolongation du programme (d'aide) est un acte sans précédent selon les critères européens, remettant en cause le droit d'un peuple souverain à décider. Cette décision conduit aujourd'hui la BCE à limiter les liquidités disponibles pour les banques grecques et force la banque centrale grecque à recommander une fermeture bancaire et une restriction sur les retraits bancaires", a-t-il expliqué.   Suite...