SYNTHESE 3-L'UE espère que la Grèce s'évitera "un chemin douloureux"

jeudi 18 juin 2015 00h07
 

(Actualisé avec les déclarations de Varoufakis et Weidmann)

ATHENES/BRUXELLES, 17 juin (Reuters) - La Grèce risque de s'engager sur "un chemin douloureux" si elle ne parvient pas à un compromis avec ses créanciers, a averti mercredi sa banque centrale, à la veille d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui menace de se solder par un nouveau constat d'échec.

Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ne se faisait d'ailleurs aucune illusion à ce sujet. "Nous établirons demain le cadre de ce que nous considérons être notre devoir politique et moral, lequel est de conclure un accord très très vite avec nos partenaires et les institutions", a-t-il dit à Paris.

Mais prié de dire si un accord pourrait émerger de la réunion de l'Eurogroupe, il a répondu: "Je ne pense pas".

Athènes pourrait être incapable d'honorer un remboursement de près de 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international le 30 juin en l'absence d'accord sur les réformes budgétaires et fiscale et sur l'aide financière avec le FMI, l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE).

"L'incapacité à conclure un accord (...) marquerait le début d'un chemin douloureux qui mènerait dans un premier temps à un défaut grec, et à terme à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l'Union européenne", déclare la banque centrale dans un rapport, en parlant d'un "impératif historique que nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer".

Les ministres des Finances de la zone euro feront le point sur le dossier jeudi mais la question grecque ne devrait pas occuper une grande place dans les discussions faute d'éléments nouveaux, a déclaré un responsable européen associé à la préparation de la réunion.

"Je pense franchement que ce sera assez bref", a dit ce responsable s'exprimant devant des journalistes sous le sceau de l'anonymat.

Il a précisé que le non-paiement de l'échéance due au FMI le 30 juin n'entraînerait pas automatiquement un défaut sur les prêts de la zone euro. "Il n'y a pas de présupposé logique, encore moins automatique, selon lequel un non-paiement au Fonds conduirait à une accélération (du non-remboursement des prêts européens par la Grèce)", a-t-il dit.   Suite...