SYNTHESE 2-La Grèce et ses créanciers campent sur leurs positions

lundi 15 juin 2015 17h26
 

* Chacun rejette sur l'autre la responsabilité de l'impasse

* La Commission européenne accuse Athènes de déformer les faits

* La Grèce risque de se retrouver en "état d'urgence"-Oettinger

* La Bourse d'Athènes décroche

par Renee Maltezou et Andreas Rinke

ATHENES/BERLIN, 15 juin (Reuters) - La Grèce a réitéré lundi son refus de céder aux exigences de ses créanciers, notamment en ce qui concerne les retraites, après l'échec de leurs pourparlers ce week-end, qui fait craindre à la Commission européenne un basculement du pays dans un "état d'urgence" en cas de sortie de la zone euro.

L'exécutif européen a annoncé dimanche l'échec de sa "dernière tentative" de discussions avec le gouvernement d'Alexis Tsipras, auquel il reproche de ne pas avancer de propositions convaincantes pour redresser les finances du pays et obtenir ainsi le versement d'une aide.

La Commission a renvoyé le dossier aux ministres des Finances de la zone euro qui se réunissent jeudi dans le cadre de l'Eurogroupe et elle a prévenu qu'elle ne s'impliquerait à nouveau qu'en cas de nouvelles propositions grecques.

Sans cette aide, la Grèce risque de ne pas pouvoir rembourser 1,6 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international (FMI) le 30 juin et de se retrouver en situation de défaut sur sa dette, avec la perspective d'une sortie de la zone euro qui plongerait cette dernière dans l'inconnu.   Suite...