15 juin 2015 / 04:01 / il y a 2 ans

Hollande veut construire avec Alger un "partenariat d'exception"

* Visite de quelques heures à l'invitation du président algérien

* Paris veut consolider un partenariat "d'égal à égal"

* La lutte contre le terrorisme au menu des discussions

par Elizabeth Pineau

ALGER, 15 juin (Reuters) - François Hollande est attendu ce lundi à Alger pour une courte visite que le président français veut utile à la construction d'un partenariat "d'égal à égal" avec l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika, avec lequel un entretien est prévu.

Dans une tribune publiée en français dans Le Quotidien d'Oran et en arabe dans El Khabar, le chef de l'Etat salue les "progrès accomplis" depuis sa visite de décembre 2012, qui l'avait vu reconnaître la "souffrance que la colonisation a infligée au peuple algérien".

"Nos deux pays sont animés par la même volonté de bâtir un partenariat d'égal à égal tourné vers le développement et vers la jeunesse", écrit François Hollande.

"J'ai toujours eu la conviction profonde que nous sommes capables de bâtir un partenariat d'exception. C'est ce que nous allons démontrer aujourd'hui".

Saluant une relation qui "n'a jamais été aussi sereine", Paris veut consolider avec Alger les liens humains et économiques qui se sont notamment traduits par la naissance d'une usine Renault à Oran en novembre dernier.

La France aimerait récupérer son rang de premier fournisseur du pays que lui a ravi la Chine il y a deux ans.

RENCONTRE AVEC BOUTEFLIKA

Cette "visite de travail" présidentielle permettra aux responsables français de mesurer l'état de santé du président algérien de 78 ans, très diminué physiquement depuis un accident vasculaire cérébral qui avait nécessité en 2013 trois mois d'hospitalisation à Paris.

Ses facultés mentales et cognitives sont intactes et lui permettent de continuer à diriger le pays, assurent les proches d'Abdelaziz Bouteflika, reconduit en avril 2014 pour un quatrième mandat avec plus de 80% des voix, jusqu'en 2019.

"François Hollande ne se mêlera ni directement ni indirectement de la question de la succession de M. Bouteflika qui, à ma connaissance, n'est pas une question posée aujourd'hui", affirme un diplomate français sur un sujet qui agite en coulisse les responsables algériens.

François Hollande doit aussi s'entretenir avec le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dont le gouvernement a été remanié le mois dernier sur fond d'inquiétude liée à la chute des cours du brut et à l'instabilité chez son voisin libyen, en pleine guerre civile.

Les deux sujets devraient être au menu des entretiens, alors que Paris et Alger sont engagés chacun à leur manière dans la lutte contre le terrorisme.

"J'attache beaucoup d'importance au dialogue politique entre la France et l'Algérie car nos deux pays contribuent à la stabilité et à la sécurité dans la région", écrit François Hollande dans sa tribune, où il salue notamment le rôle joué par Alger dans le dossier du Mali, où la France intervient militairement depuis janvier 2013.

Après des mois d'atermoiements, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), qui regroupe les principaux groupes rebelles touaregs du nord du Mali, a signé le 14 mai à Alger un accord de paix, tout en prévenant qu'elle exigeait de nouvelles garanties avant de signer un texte définitif.

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