LEAD 1-Grèce-Echec à Bruxelles, la décision renvoyée à l'Eurogroupe

dimanche 14 juin 2015 19h49
 

(Actualisé tout du long)

par Jan Strupczewski et Renee Maltezou

BRUXELLES/ATHENES, 14 juin (Reuters) - Les négociations menées ce week-end à Bruxelles entre les représentants du gouvernement grec et ceux des créanciers internationaux ont débouché sur un nouvel échec et la décision définitive sur un éventuel défaut de la Grèce sur sa dette appartient désormais à l'Eurogroupe qui doit se réunir jeudi, a annoncé la Commission européenne dimanche.

La Grèce doit rembourser au 30 juin 1,6 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international ou se déclarer en défaut de paiement, une situation inédite pour un pays de la zone euro susceptible de mettre en péril son maintien dans l'Union économique et monétaire européenne.

A l'issue de ce nouveau tour de table, la Commission européenne a entériné un constat d'échec.

"Le président (de la Commission européenne Jean-Claude) Juncker a mené une dernière tentative ce week-end pour trouver, via ses émissaires personnels et en étroite liaison avec les experts de la Commission, de la BCE et du FMI, une solution avec le Premier ministre (grec Alexis) Tsipras qui aurait permis une évaluation positive à temps pour l'Eurogroupe du jeudi 18 juin", indique la Commission.

"Bien que des progrès aient été enregistrés, les négociations n'ont pas abouti et il demeure un écart important entre les projets des autorités grecques et les demandes communes de la Commission, de la BCE et du FMI au sujet des mesures permanentes d'économie budgétaire de 0,5 à 1% du PIB, soit l'équivalent de deux milliards d'euros par an", poursuit la Commission.

"De plus, les propositions grecques demeurent insuffisantes. Sur cette base, de nouvelles discussions auront maintenant lieu à l'Eurogroupe", conclut la Commission.

Plus tôt dans la journée, un responsable gouvernemental grec avait annoncé que les négociateurs d'Athènes avaient présenté de nouvelles propositions à leurs créanciers, tout en rappelant qu'il n'était pas possible d'accepter les demandes concernant une réduction des retraites, une baisse des salaires et une hausse de la TVA sur l'électricité.   Suite...