Tsipras en quête d'un allègement de la dette grecque

samedi 13 juin 2015 18h18
 

* Les négociateurs d'Athènes de retour à Bruxelles

* Varoufakis espère que l'UE bluffe sur le scénario d'un défaut de paiement

* Un allègement de la dette inacceptable pour Berlin

par Renee Maltezou et Jan Strupczewski

ATHENES/BRUXELLES, 13 juin (Reuters) - Alors que les négociations doivent reprendre ce samedi à Bruxelles, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est dit prêt à accepter des compromis douloureux pour parvenir à un accord avec les créanciers d'Athènes à condition d'obtenir en retour un allègement de la dette, qu'exclut l'Allemagne.

Sans cela, a-t-il dit à ses ministres qui sont arrivés samedi à Bruxelles avec de nouvelles propositions, il n'acceptera aucun accord avec l'Union européenne et le FMI qui isolerait son pays du reste de l'Europe.

"Si nous avons une solution viable, quelle que soit la difficulté des compromis, nous porterons ce fardeau parce que les seuls critères consistent à sortir de la crise et des plans de sauvetage", a-t-il dit vendredi soir, selon un responsable du gouvernement, aux ministres envoyés à Bruxelles pour reprendre les négociations.

L'expression de "solution viable" renvoie à sa demande d'annuler une large part de la dette accumulée par la Grèce (qui représente 175% de son PIB), une condition qu'il juge vitale pour remettre l'économie grecque sur pied après cinq années de récession. (voir )

Mais l'idée d'un effacement partiel de la dette grecque est catégoriquement rejetée par l'Allemagne, principal pays contributeur des 240 milliards d'euros d'assistance financière accordée à la Grèce depuis 2010 en échange de mesures d'austérité et dont la dernière tranche, de 7,2 milliards, reste à débloquer.   Suite...