SeaFrance-DFDS reste flou sur le nombre de salariés repris

vendredi 12 juin 2015 16h30
 

PARIS, 12 juin (Reuters) - Le groupe danois DFDS, auquel Eurotunnel vient de céder deux navires de transports de passagers, a assuré vouloir reprendre des salariés de la Scop SeaFrance qui opérait les bateaux, sans pouvoir dire encore combien, déclare vendredi le secrétariat aux Transports.

La Scop SeaFrance, qui exploitait les deux bateaux trans-Manche pour le compte d'Eurotunnel sous l'enseigne MyFerryLink, a été placée en redressement judiciaire jeudi par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer.

Le gouvernement, qui a déploré n'avoir pas été informé au préalable de la cession des bateaux le "Berlioz" et le "Rodin", s'inquiète des conséquences pour les près de 600 personnes qui travaillaient pour la Scop, dans un contexte social déjà tendu et une région particulièrement affectée.

Il appartient aux administrateurs judiciaires de négocier les conditions de reprise avec DFDS, faisait valoir jeudi Eurotunnel.

Le patron de DFDS, Niels Smedegaard, a "affirmé vouloir développer son activité après ces acquisitions, en reprenant des salariés de l'actuelle Scop", dit le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, dans un communiqué.

"Mais il n'estime pas être en mesure à ce jour de s'engager sur un chiffre précis. M. Smedegaard souhaite qu'une négociation avec les représentants des salariés, les administrateurs judiciaires et Eurotunnel puisse s'engager pour parvenir à un accord global." (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)