Grèce-La balle est dans le camp d'Athènes, dit Juncker

vendredi 12 juin 2015 08h22
 

PARIS, 12 juin (Reuters) - La conclusion d'un accord entre la Grèce et ses créanciers est nécessaire "dans les jours qui viennent", a estimé vendredi le président de la Commission européenne, soulignant que la balle était dans le camp d'Athènes au lendemain de discussions à Bruxelles qui n'ont permis aucune avancée.

Prié de dire sur France Culture s'il jugeait qu'un accord était possible dans les jours qui viennent, Jean-Claude Juncker a répondu :"je crois qu'un accord est nécessaire dans les jours qui viennent".

"Je crois que la balle est dans le camp grec", a-t-il ajouté. "J'ai fait le tour de la question hier avec le Premier ministre grec que j'ai vu pendant deux heures après l'avoir vu de si nombreuses fois".

"J'ai formulé un certain nombre d'observations et de propositions sur lesquelles le gouvernement grec s'est penché hier soir", a-t-il ajouté. "Les négociations vont reprendre sur un plan technique d'abord, politique ensuite".

L'espoir d'aboutir à un accord rapide entre Athènes et ses créanciers a été douché par le départ des équipes de négociateurs du Fonds monétaire international et du gouvernement grec qui ont quitté Bruxelles jeudi soir sans avancée notable.

Le FMI a notamment fait état de "divergences majeures" avec la Grèce et jugé que les différentes parties étaient "bien loin" d'un accord pour éviter à ce pays un défaut sur sa dette.

La Grèce et ses créanciers (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne) tentent depuis des mois de trouver un compromis permettant à Athènes d'obtenir le versement de plusieurs milliards d'euros d'aide en échange de réformes structurelles.

La Grèce risque de se retrouver en situation de défaut de paiement dans les semaines qui viennent sans l'apport financier d'un plan d'aide qui prend fin le 30 juin. Un défaut de paiement de la Grèce risquerait de provoquer sa sortie de la zone euro et d'entraîner cette dernière dans des turbulences imprévisibles.

(Marine Pennetier)