En Grèce, pendant les négociations, les entreprises souffrent

mercredi 10 juin 2015 16h01
 

par Angeliki Koutantou

ATHENES, 10 juin (Reuters) - Lorsque le chantier de construction de quatre nouvelles autoroutes en Grèce, un projet de 6,5 milliards d'euros suspendu depuis 2010, a repris l'an dernier, les entreprises grecques et étrangères concernées ont repris espoir. Mais elles ont vite déchanté: l'aide européenne étant bloquée, le gouvernement est incapable de verser sa contribution de 230 millions d'euros.

Le projet est donc de nouveau menacé, tout comme de nombreuses entreprises qui souffrent de l'incertitude sur l'issue de quatre mois de négociations avec les créanciers d'Athènes.

"Notre pays doit avancer aussi vite que possible vers la conclusion d'un accord qui permette de résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les projets, grands et petits", déclare George Sirianos, le président de la fédération des grandes entreprises de construction grecques.

Paul Arnaoutis, dont la société distribue des fournitures médicales importées aux hôpitaux grecs, attend depuis quatre mois que l'Etat lui paie 1,3 million d'euros d'achat, une créance qui représente près des trois quarts de son chiffre d'affaires 2014.

Jusqu'à l'an dernier, ses fournisseurs chinois lui accordaient des délais de paiement de 30 à 60 jours. Aujourd'hui, ils exigent un paiement immédiat en raison des risques liés aux transactions avec la Grèce.

L'ÉTAT NE PAIE PAS SES FACTURES

Il craint désormais un scénario sombre dans lequel l'Etat grec sortirait de la zone euro et se mettrait à payer ses factures en émettant des reconnaissances de dette, que les fournisseurs étrangers n'accepteraient évidemment pas.   Suite...