SYNTHESE-Le dialogue entre Athènes et ses créanciers reste tendu

mercredi 10 juin 2015 20h03
 

* Tsipras va rencontrer Merkel et Hollande

* L'UE dit que la balle est dans le camp d'Athènes

* Un accord pour le 18 juin reste possible, dit Dijsselbloem

par Jan Strupczewski et George Georgiopoulos

BRUXELLES/ATHENES, 10 juin (Reuters) - Les dernières propositions de réformes de la Grèce pour obtenir une nouvelle aide financière ne correspondent pas à ce qui a été convenu il y a une semaine et la balle est clairement dans le camp du gouvernement d'Alexis Tsipras, a déclaré mercredi la Commission européenne.

La Grèce, dont la situation financière continue de s'aggraver, cherche à conclure un accord avec ses créanciers sur un ensemble de réformes économiques en échange d'une aide pour ne pas faire défaut sur sa dette à la fin du mois, quand elle pourrait devoir rembourser 1,6 milliard d'euros au fonds monétaire international (FMI).

L'Allemagne a fait savoir que tout accord devait recevoir l'assentiment des trois institutions créancières (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).

"L'Allemagne n'acceptera un accord sur la Grèce que s'il est approuvé par les trois institutions, tout le reste est pure invention", a déclaré un porte-parole gouvernemental en réaction réaction à des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles Berlin serait prêt à assouplir sa position.

Il a ajouté que la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande verraient le Premier ministre grec Alexis Tsipras dans la soirée à Bruxelles pour un "échange de vues" sur les négociations sur la dette, une information annoncée au même moment par la France.   Suite...