MSCI sursoit à l'inclusion des actions "A" chinoises dans ses indices

mercredi 10 juin 2015 10h01
 

HONG KONG/SHANGHAI, 10 juin (Reuters) - Le fournisseur d'indices pour les marchés financiers MSCI a dit à la Chine qu'elle devait poursuivre la libéralisation de ses marchés de capitaux avant que les actions réservées aux investisseurs chinois et libellées en yuan (actions "A") puissent être intégrées dans ses indices boursiers globaux.

Cette décision constitue un revers pour Pékin qui cherche à promouvoir l'internationalisation de sa devise et à attirer des investisseurs étrangers.

En dépit de la récente accélération des réformes des marchés financiers chinois, MSCI a dit que les investisseurs internationaux voulaient que Pékin aillent plus loin dans la levée des restrictions aux mouvements de capitaux avant d'inclure les actions "A" dans son indice des marchés émergents , qui sert de référence à des fonds gérant quelque 1.700 milliards de dollars d'actifs.

Les actions chinoises ont ouvert en baisse après cette annonce avant de rebondir pour finalement terminer en léger repli, l'indice CSI300 et l'indice composite de la Bourse de Shanghai cédant 0,16% et 0,15%.

Certains investisseurs internationaux s'étaient inquiétés des risques de déstabilisation et des coûts qu'aurait entraînés pour eux la nécessité d'investir sur le marché des actions "A" chinoises, d'une capitalisation de 9.000 milliards de dollars mais très volatil, si elles avaient été incluses dans les indices MSCI.

REPIT BIENVENU

"C'est un répit bienvenu pour les investisseurs internationaux et je soupçonne qu'il y a eu un soupir de soulagement général dans le monde de la gestion d'actifs ce matin", a dit Jonathan Ha, directeur général de Red Pulse, une société d'études sur les marchés financiers.

"La balle est dans le camp de Pékin pour régler les questions sur les quotas (d'investissement) et de droits de propriété, mais c'est aussi un discret rappel aux investisseurs internationaux qu'ils doivent se tenir prêts. Les questions en suspens pourraient être réglées d'ici trois à six mois."   Suite...