France-La CGT s'inquiète pour l'emploi futur dans l'aéronautique

mardi 9 juin 2015 18h19
 

TOULOUSE, 9 juin (Reuters) - Une semaine avant le salon du Bourget, la CGT d'Airbus et d'une dizaine de sociétés sous-traitantes du secteur aéronautique s'inquiètent des conséquences pour l'emploi de l'absence de nouveaux programmes chez le constructeur avant une décennie.

L'avionneur européen, qui affiche des carnets de commandes pleins pour huit ans, est actuellement dans une phase de production. Pour la coordination, 3.000 à 5.000 emplois seraient menacés d'ici 2020, sur les 7.500 que compte le secteur aéronautique en Midi-Pyrénées, selon le syndicat.

"Depuis la fin des programmes A350, nous tentons d'alerter les pouvoirs publics sur la baisse de charges dans les bureaux d'études du secteur aéronautique", explique à Reuters Robert Amade, délégué CGT de Sogeti High Tech.

"En 2014, il y a eu une baisse de 5% des effectifs, un phénomène qui va s'accentuer en 2016 et 2017 si rien n'est fait", ajoute ce membre de la Coordination CGT Airbus-SII, qui rassemble depuis 2013 les représentants du syndicat chez Airbus et les sociétés sous-traitantes du secteur aéronautique.

Selon cette coordination, qui organise mercredi à Toulouse les états généraux de l'aéronautique pour alerter les pouvoirs publics sur la baisse de charges de l'ingénierie en Midi-Pyrénées, l'entreprise Atos aurait par exemple perdu 6% de ses effectifs dans les bureaux d'études en 2014, la société Akka 12% ou encore Sogeti High Tech 12%.

Pour les syndicalistes, Airbus a une vision stratégique à court terme et financière pour satisfaire les actionnaires.

"Les sous-traitants sont les premiers touchés par cette absence de nouveaux programmes car il y a eu un mouvement d'externalisation du donneur d'ordre ces dernières années", analyse Philippe Fernin, délégué central CGT chez Airbus.

AIRBUS SE VEUT RASSURANT   Suite...