Athènes et ses créanciers assez loin d'un accord - Dijsselbloem

mardi 9 juin 2015 17h02
 

AMSTERDAM, 9 juin (Reuters) - L'accord sur la dette grecque entre Athènes et ses créanciers n'est pas encore à portée de main, a déclaré mardi le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

Il n'a pas confirmé qu'une rencontre aurait lieu mercredi à Bruxelles entre le Premier ministre grec Alexis Tsipras, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

"J'entends beaucoup d'optimisme de la part de la Grèce, et c'est sous-estimer la complexité de ce qui leur est demandé", a déclaré Jeroen Dijsselbloem.

"Nous ne sommes même pas d'accord sur ce qui doit encore être fait avant la fin du mois", a-t-il ajouté.

En tant que président de l'Eurogroupe, Dijsselbloem représente les ministres des Finances des pays membres de la zone euro.

Il a réaffirmé qu'Athènes pouvait modeler son budget à sa guise tant que cela n'exigeait pas de nouveaux financements de la part des autres pays et que ses dépenses restaient maîtrisées.

Dijsselbloem a également estimé que le système des retraites, l'un des principaux points de désaccord dans les négociations entre Athènes et ses créanciers (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), "devait tout simplement être modernisé", ajoutant qu'il n'était pas viable en l'état.

Le président de l'Eurogroupe a rejeté toute discussion concernant un allègement de la dette grecque.

"Si les Grecs sont prêts à présenter de sérieuses propositions, nous pourrons continuer. Autrement, le processus restera bloqué", a-t-il dit.

Le gouvernement grec a tenté mardi de se rapprocher d'un compromis au sujet de la dette du pays en soumettant à ses bailleurs de fonds une nouvelle proposition de réformes aussitôt jugée insuffisante par des responsables de l'Union européenne. (Toby Sterling; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)