Le gisement de Kachagan devrait produire 370.000 bpj fin 2017

mardi 9 juin 2015 10h25
 

ASTANA, 9 juin (Reuters) - Les exploitants du gisement pétrolier de Kachagan au Kazakhstan espèrent parvenir à une production de 370.000 barils par jour (bpj) à l'issue de la première phase d'exploitation, d'ici fin 2017, a déclaré le directeur exécutif du site dans une interview diffusée mardi.

Kashagan est le plus important gisement découvert depuis des décennies dans le monde, mais aussi le projet pétrolier le plus coûteux. La production a débuté en septembre 2013 avant d'être interrompue au bout de quelques semaines en raison de fuites décelées sur ses oléoducs.

La North Caspian Operating Company, qui s'occupe du site, a commencé à remplacer les oléoducs cette année, a déclaré Stéphane de Mahieu, son directeur, à l'agence de presse officielle du Kazakhstan, Kazinform.

La production devrait reprendre au second semestre 2016, a-t-il ajouté, confirmant un calendrier déjà évoqué.

Elle devrait être de 90.000 bpj au cours des premiers mois avant de passer à 180.000 bpj pour une durée de six mois, a dit Stéphane de Mahieu.

"D'ici fin 2017, Kachagan atteindra le niveau maximal de production de la première phase. Il s'agit de 370.000 bpj", a-t-il poursuivi.

"Une décision sera alors prise sur la mise en oeuvre de la deuxième étape du développement", a-t-il ajouté sans plus de précisions.

L'investissement réalisé sur ce gisement s'élevait à 44,5 milliards de dollars (39,4 milliards d'euros) à août 2014. Stéphane de Mahieu n'a pas précisé le coût du remplacement des oléoducs.

Le Kazakhstan est, derrière la Russie, le deuxième producteur de pétrole de l'ancienne Union soviétique. Sa production de pétrole, principal moteur de son économie, s'est toutefois contractée à 80,8 millions de tonnes en 2014 après un pic à 81,7 millions de tonnes l'année précédente. Elle devrait encore reculer à 80,5 millions de tonnes cette année.

Les actionnaires de Kachagan sont Eni, Exxon Mobil , Royal Dutch Shell, Total, le chinois CNPC, le japonais Inpex et la compagnie kazakhe KazMunaiGas. (Raushan Nurshayeva; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)