ENCADRÉ -Retraites et TVA parmi les demandes de l'UE et du FMI à la Grèce

vendredi 5 juin 2015 11h18
 

ATHENES, 5 juin (Reuters) - Le projet présenté cette semaine à la Grèce par ses créanciers internationaux demande notamment à Athènes des engagements sur les privatisations, la réduction des dépenses de retraite et la réforme du marché du travail, selon des sources proches des négociations.

Le document de cinq pages remis mercredi soir au Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles, où il s'est entretenu avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, n'a pas été rendu public.

Mais les éléments qui ont fuité attestent de demandes allant au-delà des limites fixées par le gouvernement de Tsipras, qui a évoqué devant ses ministres des "propositions extrêmes" et s'exprimera ce vendredi après-midi devant le Parlement. (voir )

RETRAITES

Dans ce document de cinq pages, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) demandent à la Grèce une réduction des dépenses de retraite représentant 1% du PIB (soit environ 1,8 milliard d'euros).

Les créanciers veulent aussi que la Grèce renonce à l'allocation de solidarité sociale (EKAS) dont bénéficient une partie des retraités, ce qui permettrait d'économiser 800 millions d'euros d'ici 2016.

Le gouvernement grec fait du refus de toute baisse des pensions de retraite une "ligne rouge" dans ses négociations avec les créanciers internationaux.

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