La balle est désormais dans le camp des Grecs-Sapin

jeudi 4 juin 2015 16h23
 

PARIS, 4 juin (Reuters) - Il appartient désormais aux Grecs de dire où ils peuvent bouger, après la proposition des créanciers internationaux, la Grèce pouvant proposer d'autres mesures que celles suggérées, a déclaré jeudi le ministre français des Finances, Michel Sapin.

Selon des sources proches des discussions, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) demandent à la Grèce une réduction des dépenses de retraite représentant 1% du PIB et une augmentation de 1,8 milliard d'euros (soit 1% du PIB) des recettes de TVA.

Si un accord est conclu, l'UE et le FMI prévoient de débloquer 10,9 milliards d'euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF) afin de couvrir les besoins de financement de la Grèce pour la période juillet-août, ont-elles ajouté.

"Les choses ont été clarifiées, il y a des propositions claires sur la table et qui ont permis que les discussions s'ouvrent dans de bonnes conditions", a dit Michel Sapin à des journalistes en marge d'une réunion de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

"Maintenant, c'est à la partie grecque de dire sur quoi elle souhaite éventuellement bouger", a-t-il ajouté.

Michel Sapin n'a pas voulu confirmer les termes exacts de la proposition révélée par ces sources mais a confirmé que des mesures portaient sur la TVA et les retraites.

"Si telle mesure paraît inacceptable à la partie grecque, elle peut y substituer une autre mesure, dans le cadre en particulier de ce qui concerne l'avenir et le financement des retraites", a-t-il dit.

Interrogé sur l'implication possible du FESF, Michel Sapin a répondu qu'il fallait "dès maintenant essayer de trouver avec les Grecs quels sont les grands principes d'un accompagnement de la Grèce au-delà du mois de juin". (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)