Retraites et TVA parmi les demandes de l'UE et du FMI à la Grèce

jeudi 4 juin 2015 14h44
 

ATHENES, 4 juin (Reuters) - Les créanciers internationaux de la Grèce ont demandé à Athènes des engagements sur les privatisations, la réduction des pensions de retraite et la réforme du marché du travail, a-t-on appris jeudi de sources proches des discussions, des demandes qui iraient au-delà des limites fixées par le gouvernement d'Alexis Tsipras.

Dans un document de cinq pages présenté à ce dernier mercredi à Bruxelles, la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI) demandent à la Grèce une réduction des dépenses de retraite représentant 1% du PIB et une augmentation de 1,8 milliard d'euros (soit 1% du PIB) des recettes de TVA qui passerait par un relèvement de 11% à 23% du taux appliqué à de nombreux produits et services, dont l'électricité, ont précisé ces sources.

Les créanciers veulent aussi que la Grèce renonce à l'allocation de solidarité sociale (EKAS) dont bénéficient une partie des retraités, ce qui permettrait d'économiser 800 millions d'euros d'ici 2016.

S'il acceptait cette demande, le gouvernement Tsipras violerait sa promesse d'éviter toute baisse des pensions.

Les demandes des créanciers incluent aussi un engagement à privatiser entre autres l'opérateur du réseau électrique ADMIE, les ports du Pirée et de Thessalonique, l'ancien complexe aéroportuaire d'Hellenikon, Hellenic Petroleum et l'opérateur de télécommunications OTE.

Syriza, le parti du Premier ministre, a déjà exprimé son opposition à la privatisation de plusieurs de ces entreprises.

Si un accord est conclu, l'UE et le FMI prévoient de débloquer 10,9 milliards d'euros du Fonds européen de stabilité financière (FESF) afin de couvrir les besoins de financement de la Grèce pour la période juillet-août, ont-elles poursuivi.

(Renee Maltezou, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)