En Grèce, les négociations sur la dette divisent Syriza

jeudi 4 juin 2015 12h28
 

par Karolina Tagaris et Deepa Babington

ATHENES, 4 juin (Reuters) - Une partie des députés de Syriza, le parti du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a réagi avec colère jeudi aux propositions soumises par Athènes aux créanciers internationaux du pays, l'un des dirigeants du mouvement allant jusqu'à parler de projet "meurtrier".

Cette réaction fait craindre à certains une révolte au sein du parti, qui pourrait conduire Alexis Tsipras à convoquer des élections anticipées pour tenter de surmonter les divisions et de faire accepter un compromis avec Bruxelles et le Fonds monétaire international (FMI).

Le chef du gouvernement s'est entretenu mercredi soir à Bruxelles avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et a estimé à l'issue de cet entretien qu'un accord était "proche".

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a déclaré jeudi qu'un accord était "possible" mais qu'il restait "du chemin à faire".

Tous les détails du projet élaboré par la Commission européenne et le FMI n'ont pas été rendus publics mais ceux qui ont filtré suffisent pour conclure que le Premier ministre aurait du mal à faire accepter un compromis par son parti.

Avgi, le quotidien de Syriza, titre son édition de jeudi: "Une poursuite de l'austérité ? Non merci!".

"(Juncker) a fait le sale boulot et assumé le projet le plus vulgaire, le plus meurtrier, le plus dur alors que tout le monde espérait que l'on se rapprochait d'un accord", a dit Alexis Mitropoulos, député et dirigeant de Syriza, à la chaîne de télévision Mega TV.

Les députés Syriza dénoncent entre autres la proposition de supprimer un avantage dont bénéficient les petites retraites et le projet de réforme de la TVA, qui aurait pour effet d'augmenter de 10 points le taux appliqué aux factures d'électricité.   Suite...