LEAD 1-Tsipras, Merkel et Hollande pour une "solution immédiate"

mercredi 3 juin 2015 20h08
 

(Actualisé avec éléments de contexte, Hollande)

ATHENES, 3 juin (Reuters) - Alexis Tsipras, Angela Merkel et François Hollande sont convenus mercredi de la nécessité de parvenir à une "solution immédiate" sur la crise de la dette grecque, avec des excédents primaires faibles, a-t-on appris de source gouvernementale grecque.

Le Premier ministre grec, la chancelière allemande et le président français se sont entretenus par téléphone pour la troisième fois en une semaine. "Les trois dirigeants se sont entendus sur la nécessité d'excédents budgétaires primaires bas pour la Grèce et sur la nécessité d'une solution immédiate", a dit cette source.

Tsipras est attendu dans la soirée à Bruxelles pour y rencontrer plusieurs hauts responsables européens, dont le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Les créanciers de la Grèce (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire internationale) doivent lui présenter leur projet d'accord censé mettre fin aux spéculations sur une sortie d'Athènes de la zone euro et éloigner le spectre d'un défaut. (voir )

Sur la question spécifique des excédents primaires, soit le solde budgétaire avant paiement des intérêts de la dette, des sources au sein de la zone euro ont indiqué mercredi que les créanciers d'Athènes ont accepté des objectifs moins ambitieux, ouvrant la voie à un possible déblocage d'un des principaux points de tension des négociations engagées il y a plus de quatre mois.

Alors qu'ils demandaient des excédents de 3% cette année et 4,5% l'année prochaine, leur projet comporte désormais un objectif de 1% du PIB en 2015, de 2% en 2016, de 3% en 2017 et de 3,5% en 2018.

Le plan proposé par Athènes suggère pour sa part un objectif de 0,8% cette année et de 1,5% en 2016, selon deux sources proches du dossier. (voir )

La Grèce, qui n'a plus d'accès aux marchés internationaux, doit rembourser ce vendredi 300 millions d'euros au FMI.

"Nous sommes conscients que les jours qui viennent sont décisifs, qu'en ce moment même il y a des discussions qui sont engagées", a déclaré François Hollande en début de soirée. "Maintenant nous devons aller vers le règlement dans l'intérêt de tous", a-t-il dit après un entretien à l'Elysée avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

De son côté, le gouvernement allemand n'a pas fait de commentaire à la suite de ce nouveau contact avec Tsipras. Mais plus tôt dans l'après-midi, le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, estimait qu'il faudrait encore du temps pour sortir les discussions de l'impasse. (voir ) (Renee Maltezou avec Elizabeth Pineau à Paris; Véronique Tison et Henri-Pierre André pour le service français)