29 mai 2015 / 13:59 / il y a 2 ans

L'Américain Lew plaide pour un accord cadre rapide sur la Grèce

DRESDE, Allemagne, 29 mai (Reuters) - La Grèce et ses créanciers doivent rapidement conclure un accord cadre sur la résolution de la crise de la dette grecque, puis s'entendre sur les détails avant les prochaines échéances financières, a déclaré vendredi le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew.

S'exprimant devant la presse à l'issue d'une réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G7 à Dresde, en Allemagne, il a expliqué qu'un accord rapide permettrait de réduire le risque d'un "accident".

La Grèce et ses créanciers s'efforcent depuis des semaines de parvenir à un compromis sur les réformes structurelles réclamées à Athènes en échange du versement de plusieurs milliards d'euros d'aides financières.

La pression est aujourd'hui d'autant plus forte que l'Etat grec est censée effectuer le 5 juin un nouveau remboursement au Fonds monétaire international (FMI).

Jack Lew a estimé que les deux parties n'avaient pas su tirer profit du temps consacré aux négociations depuis janvier.

"Une fois conclu un accord général, il reste beaucoup de travail. Il serait donc bon pour toutes les parties de parvenir à un accord au niveau global et de garder du temps pour finaliser les détails avant la prochaine échéance, quelle qu'elle soit", a-t-il dit.

"Je crois qu'attendre le dernier ou l'avant-dernier jour avant l'échéance revient tout simplement à aller au devant d'un accident."

Les participants à la réunion du G7 sont tombés globalement d'accord sur le fait que la Grèce devait prendre certaines décisions très difficiles, a ajouté Jack Lew.

"Il faut mettre en oeuvre des politiques qui seront difficiles en Grèce. Mais il faut montrer clairement qu'on est prêt à le faire", a-t-il estimé.

De son côté, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble a souligné que son pays ne pouvait pas être le seul à aider la Grèce et que le dossier concernait toute la zone euro.

"Nous sommes conscients de notre responsabilité et nous ferons tout ce qu'il faudra pour l'assumer mais il ne s'agit pas seulement de la responsabilité d'un seul pays, pas seulement de la responsabilité de l'Allemagne (...) Il s'agit de la responsabilité de la zone euro dans son ensemble", a-t-il déclaré.

Son homologue français, Michel Sapin, a quant à lui nié l'existence d'un scénario de "Grexit", c'est à dire de sortie de la Grèce de la zone euro, en cas d'échec des discussions.

William Schomberg et David Ljunggren, avec Michelle Martin et Paul Carrel, Marc Angrand pour le service français

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