Tsipras hausse le ton contre des "exigences irrationnelles"

dimanche 24 mai 2015 01h52
 

par George Georgiopoulos

ATHENES, 24 mai (Reuters) - Alexis Tsipras a haussé le ton dans les négociations en cours avec les créanciers de la Grèce en affirmant samedi que son gouvernement avait accompli sa part du travail et qu'il ne céderait pas à des "exigences irrationnelles".

Le gouvernement de gauche Syriza, arrivé au pouvoir à Athènes en janvier, négocie depuis quatre mois avec ses partenaires de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) le déblocage d'une dernière tranche de 7,2 milliards d'euros du programme d'assistance financière, indispensable pour éviter un défaut de paiement alors que la Grèce n'a toujours pas accès aux marchés obligataires.

Les discussions sur les réformes attendues en contre-partie par les créanciers d'Athènes bloquent sur les retraites, la réforme du marché du travail, les objectifs budgétaires et l'augmentation du taux de la TVA.

"Nous sommes dans la dernière étape d'une période douloureuse et difficile formée par les négociations du gouvernement avec les 'institutions' (ndlr, le terme qui a remplacé la 'troïka' rejetée par l'opinion grecque)", a dit Tsipras, qui s'exprimait devant le comité central du parti Syriza.

De retour de Riga, où il s'est entretenu avec Angela Merkel et François Hollande en marge du sommet européen sur le Partenariat oriental de l'UE, Tsipras a promis qu'il n'accepterait pas de "conditions humiliantes".

"La majorité écrasante du peuple grec veut une solution, pas simplement un accord, et elle soutient le gouvernement dans cette négociation difficile", a-t-il dit.

Sous pression de l'aile gauche de son parti, Tsipras s'en est pris aux représentants de certains créanciers qui, a-t-il accusé, profite de l'asphyxie financière de la Grèce pour tenter d'obtenir de nouvelles concessions.

"Nous ne céderons pas à des exigences irrationnelles sur les questions de la TVA, des retraites et du marché du travail alors que les architectes du programme le plus infructueux dans l'histoire des plans de sauvetage du FMI insistent sur ces mesures extrêmes afin de ne pas admettre leur échec", a-t-il dit.   Suite...