La Banque du Japon prévoit un retour à une phase d'expansion

lundi 18 mai 2015 10h52
 

TOKYO, 18 mai (Reuters) - L'économie japonaise devrait s'engager dans une phase d'expansion d'ici la fin de l'exercice budgétaire en cours, le 31 mars 2016, grâce à l'amélioration de la demande intérieure, aux exportations et à l'impact de la chute des prix pétroliers, a déclaré lundi l'économiste en chef de la Banque du Japon (BoJ).

Eiji Maeda a ajouté que l'archipel devrait continuer de dépasser son potentiel de croissance, qui se situe entre zéro et 0,5%.

La BoJ devrait ainsi atteindre son objectif d'un retour du taux d'inflation vers 2% au premier semestre de l'exercice budgétaire et fiscal 2016, ce qui implique que la BoJ n'a pas besoin d'assouplir davantage sa politique monétaire pour l'instant, a-t-il poursuivi.

"L''output gap' (écart entre le taux de croissance réel du produit intérieur brut et le taux potentiel-ndlr) est revenu à sa moyenne sur dix ans et pourrait le dépasser", a dit Eiji Maeda lors d'une conférence. "Je m'attends à ce que l'économie passe d'une phase de reprise à une phase d'expansion."

Les chiffres du PIB japonais au premier trimestre, attendus mercredi, devraient confirmer que l'économie se remet progressivement de la récession subie l'an dernier, le consensus donnant une croissance de 0,4%, comme sur octobre-décembre.

La BoJ réunit quant à elle son comité de politique monétaire jeudi et vendredi.

Alors que certains économistes s'inquiètent du manque de dynamisme de l'économie après des indicateurs mitigés, Eiji Maeda a noté que certains baromètres de la consommation des ménages avaient montré récemment une amélioration de la tendance et que le marché immobilier était en début de reprise.

La chute des prix du pétrole a réduit la facture des importations énergétiques de l'archipel de plus de 10.000 milliards de yens (73,5 milliards d'euros), un montant supérieur à l'impact de la hausse de TVA entrée en vigueur l'an dernier, a-t-il ajouté.

Le marché du travail est proche du plein emploi, ce qui devrait favoriser la hausse des salaires et la remontée de l'inflation, a-t-il également souligné.

(Stanley White, Marc Angrand pour le service français)