LEAD 2-Ghosn juge inutile de modifier la structure de Renault-Nissan

lundi 18 mai 2015 09h57
 

(Actualisé avec des précisions, citations)

YOKOHAMA, Japon, 18 mai (Reuters) - Le renforcement du pouvoir de l'Etat français sur Renault ne nécessite pas de modifier la structure de l'alliance du constructeur français avec le japonais Nissan, a déclaré lundi Carlos Ghosn.

Le PDG des deux constructeurs, qui s'exprimait devant des journalistes au Japon, a qualifié de "stable" l'alliance capitalistique entre les deux groupes et indiqué que cette structure avait une "influence nulle" sur les opérations quotidiennes du constructeur.

"Nous continuons de travailler aujourd'hui exactement de la même manière depuis le début, les deux équipes travaillant ensemble, développant des synergies", a expliqué Carlos Ghosn. "Il n'y a donc aucune raison que nous changions."

Interrogé sur d'éventuels partenariats avec d'autres constructeurs automobiles, Ghosn a dit que l'alliance Renault-Nissan n'avait aucun projet en ce sens dans l'immédiat.

Renault-Nissan a déjà noué des partenariats avec Daimler et Avtovaz.

Deux grands concurrents japonais de Nissan, Toyota et Mazda ont lancé ce mois-ci un partenariat de long terme pour réduire les coûts et réaliser des économies d'échelle.

Carlos Ghosn a ajouté qu'il était prématuré d'envisager un rapprochement avec des acteurs qui ne font pas partie du secteur de l'automobile tels que Google, lequel tente actuellement d'entrer sur le marché du véhicule autonome.

Un débat sur la forme que Carlos Ghosn entend donner à l'alliance Renault-Nissan se pose depuis le renforcement de l'influence de l'Etat français au sein de Renault, acté lors de l'assemblée générale du constructeur français, le 30 avril.   Suite...