7 mai 2015 / 06:59 / il y a 2 ans

LEAD 3-Siemens supprime des postes et ne cède pas d'activités

* Bénéfice des activités industrielles 1,7 md, consensus 1,78 md

* 4.500 suppressions d‘emplois supplémentaires dans le monde

* Le titre recule de 2% (Actualisé avec déclarations du président du directoire, contexte)

par Georgina Prodhan

MANNHEIM, Allemagne, 7 mai (Reuters) - Siemens a annoncé jeudi la suppression de 4.500 postes supplémentaires alors que ses résultats trimestriels, inférieurs aux attentes, témoignent de ses difficultés face au manque de dynamisme de ses principaux marchés et à la faiblesse de la demande pour sa branche énergie.

Ces suppressions de postes s‘ajoutent aux 7.400 déjà annoncées en février.

Le président du directoire Joe Kaeser n‘a pas précisé quels pays seraient touchés.

Le conglomérat industriel allemand, dont les activités vont des trains aux turbines, emploie autour de 340.000 personnes à travers le monde, dont environ 115.000 en Allemagne où il est l‘un des premiers employeurs. Les négociations avec les syndicats en Allemagne pourraient réduire de quelques centaines de postes l‘ampleur des réductions d‘effectifs envisagées, comme cela est fréquemment le cas.

Joe Kaeser, qui s‘est engagé dans une rationalisation du vaste portefeuille d‘actifs du groupe afin de rattraper le retard de rentabilité par rapport à General Electric ou ABB, a néanmoins annoncé que Siemens conserverait un ensemble d‘activités non performantes générant 15 milliards de chiffre d‘affaires mais aucun bénéfice, confirmant ainsi une information de Reuters.

Conjuguées aux doutes accompagnant désormais les objectifs annuels du groupe après l‘annonce d‘un recul de 5% du bénéfice des activités industrielles au premier trimestre, ces deux initiatives contribuent à faire baisser l‘action de 2% à 94,90 euros vers 15h15 GMT à la Bourse de Francfort, où le Dax progresse en revanche de 0,45%.

Environ deux tiers des suppressions de postes annoncées jeudi concerneront les activités sous-performantes, que Siemens a refusé de désigner.

“Cela peut vous sembler lent mais je ne connais aucune autre entreprise ayant accompli une transformation aussi fondamentale en un délai aussi court”, a dit Joe Kaeser lors d‘une conférence téléphonique avec des journalistes.

LA DIVISION ENTREPRISE NUMÉRIQUE DÉÇOIT

Joe Kaeser, qui a pris le pouvoir à l‘issue d‘une révolution de palais en 2013, a d‘ores et déjà lancé la plus grande acquisition de l‘histoire de Siemens avec l‘annonce en septembre du rachat de l‘équipementire pétrolier américain Dresser-Rand pour 7,6 milliards de dollars.

Il a aussi commencé à séparer la division Santé et a remanié la direction du groupe. et

Siemens est toutefois confronté à de nombreux obstacles: la croissance économique est en berne sur ses principaux marchés, ce qui freine les investissements dans les infrastructures, tandis que la faiblesse de la demande et le basculement vers le renouvelable pèsent sur sa branche énergie, qui représente environ 40% de son chiffre d‘affaires.

Le bénéfice des activités industrielles de Siemens sur les trois mois à fin mars s‘est élevé à 1,7 milliard d‘euros alors que les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne 1,78 milliard.

Siemens a réaffirmé son objectif d‘une marge opérationnelle des activités industrielles comprise entre 10% et 11% alors que cette rentabilité est revenue à 9% au cours du trimestre contre 10,3% il y a un an. Elle a été de 14,6% pour l‘américain GE au premier trimestre tandis que le suisse ABB a affiché une marge d‘exploitation de 13,5%.

Le groupe allemand s‘attend pourtant à un manque de dynamisme au deuxième semestre aux Etats-Unis et en Chine.

“Même si l‘entreprise a maintenu sa prévision annuelle, on voit mal comment elle va réussir à atteindre cette marge comprise entre 10% et 11%”, ont estimé des analystes chez Barclays.

Le bénéfice de la division entreprise numérique, dans laquelle Siemens fonde de grands espoirs avec son expertise dans l‘informatique industrielle et l‘automatisation des usines, a reculé de manière inattendue de 13%.

Les commandes du groupe ont augmenté de 7% à périmètre comparable, à 20,8 milliards d‘euros, à la faveur de contrats ferroviaires, tandis que le chiffre d‘affaires est resté inchangé, à 18 milliards. (Georgina Prodhan, Benoit Van Overstraeten et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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