Les dépenses mondiales en anticancéreux à $100 milliards en 2014

mardi 5 mai 2015 14h28
 

par Bill Berkrot

5 mai (Reuters) - Les dépenses mondiales consacrées aux traitements du cancer ont atteint 100 milliards de dollars en 2014 (90 milliards d'euros), en hausse de 10,3% par rapport à l'année précédente, selon un rapport consacré à l'oncologie du cabinet IMS Health.

Ce montant représente 10,8% de l'ensemble des dépenses de médicaments à travers le monde et inclut les traitements de support, comme les antinauséeux ou les traitements de l'anémie.

La progression des dépenses mondiales dans la prise en charge pharmaceutique du cancer, qui s'établissaient à 75 milliards de dollars en 2009, a été alimentée par l'arrivée de nouveaux traitements plus onéreux dans les marchés matures, indique IMS.

Le cabinet spécialisé prévoit qu'elles atteindront 117 à 147 milliards de dollars en 2018, soit une croissance annuelle cumulée estimée entre 6% et 8%.

L'arrivée sur le marché de séries de médicaments comparables -- comme les traitements luttant contre les tumeurs en stimulant le système immunitaire en cours de développement par différents laboratoires dont Bristol-Myers Squibb, Merck, Roche ou AstraZeneca -- va toutefois générer une concurrence qui pourrait contribuer à limiter les coûts.

"Nous devrions connaître une phase de concurrence acharnée entre différents traitements, une dynamique différente de celle que nous avons connue par le passé, quand les progrès étaient légèrement plus lents et chaque médicament disposait d'un peu plus de temps", estime Murray Aitken, administrateur de l'IMS Institute for Healthcare Informatics, auteur de cette étude.

Les Etats-Unis représentent à eux seuls 42,2% des dépenses totales, suivis par les cinq principaux marchés européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Espagne et Italie).

"Ces 100 milliards de dollars représentent une partie significative des dépenses totales en médicaments et des dépenses totales de santé, mais ils constituent un segment du système de santé qui génère de grands résultats et apporte de grands avantages aux patients", relève Murray Aitken. (Myriam Rivet pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)