France-Un 1er-Mai syndical de nouveau sous le sceau de la désunion

vendredi 1 mai 2015 19h46
 

PARIS, 1er mai (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes ont défilé vendredi à Paris et dans plusieurs villes de province contre "l'austérité" à l'occasion du 1er-Mai, marqué une fois de plus par la désunion syndicale face aux choix économiques de François Hollande.

La CGT, la FSU, Solidaires et l'Unsa ont marché côte à côte à Paris, sous la bruine, derrière une banderole proclamant : "Solidarité internationale des travailleurs pour la paix, le progrès et la justice sociale. Non à l'austérité".

Force ouvrière, dont le secrétaire général Jean-Claude Mailly était en meeting à Bordeaux, et la CFDT, qui a bouleversé la tradition en organisant à Paris un rassemblement à destination des jeunes, le "Working Time Festival", n'étaient pas du cortège.

La loi pour la croissance et l'activité du ministre de l'Economie Emmanuel Macron était notamment la cible des manifestants qui scandaient : "Macron c'est tout bon pour les patrons".

A Toulouse, notamment, les manifestants étaient de 2.000 à 4.000.

Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, a regretté que les syndicats français donnent une image de division.

"Au moins pour le 1er-Mai, on pourrait peut-être faire autrement dans le syndicalisme et offrir une autre image", a-t-il dit à des journalistes. "Le syndicalisme français est exagérément dispersé".

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a souligné le besoin "d'unité, de rassemblement, l'unité des salariés surtout".

"Il y a besoin de diversité syndicale mais tout montre que la multiplication des syndicats ne favorisent pas l'adhésion", a-t-il ajouté.   Suite...