BOURSE-Michelin proche de ses plus hauts avec un rachat d'actions

jeudi 23 avril 2015 09h54
 

PARIS, 23 avril (Reuters) - L'action Michelin signe la plus forte des hausses du CAC 40 jeudi matin à la Bourse de Paris, où le fabricant de pneumatiques est proche de son plus haut historique de l'été 2007 au lendemain de l'annonce d'une activité trimestrielle meilleure qu'attendu et d'un programme de rachats d'actions.

A 9h46, le titre gagne 5,28% à 100,85 euros après avoir atteint 101,50 euros, au plus haut depuis juillet 2007 et proche de son plus haut historique inscrit cet été-là à 103,098 euros. Au même instant, le CAC 40 perd 0,84%.

Michelin a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 5,022 milliards d'euros, en hausse de 5,6%, grâce à la baisse de l'euro qui a eu un effet favorable de 9,7% sur la période.

Le fabricant de pneumatiques a en outre revu en hausse son estimation de l'impact favorable des changes et des matières premières sur son activité pour l'ensemble de l'année 2015.

Pour Exane BNP Paribas, cette publication meilleure qu'attendu constitue une source de confiance quant à la reprise de l'activité et le relèvement de la prévision du groupe devrait entraîner une hausse de 5% à 10% des attentes du consensus.

"Nous avons été vraiment surpris par l'annonce du programme de rachat d'actions de 750 millions d'euros (4% à 5% de la capitalisation boursière), qui devrait renforcer la confiance sur la génération de free cash flows et, peut-être encore plus important, sur l'attention du management vis-à-vis du retour aux actionnaires", indique le broker.

Le groupe français a en effet annoncé mercredi un programme de rachat d'actions de 750 millions d'euros sur 18 à 24 mois pour redistribuer une partie du cash à ses actionnaires.

Natixis, qui salue aussi une publication supérieure aux attentes grâce aux volumes et malgré un environnement prix plus difficile, juge que le titre devrait "surtout bien réagir" à l'annonce de ce programme de rachat d'actions.

Plusieurs analystes, comme chez JPMorgan, préfèrent toutefois rester prudents à plus long terme au regard des doutes sur le marché du pneu et la pression sur les prix exercés par les concurrents chinois. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)