LEAD 2-Juncker (UE) veut voir la Grèce faire plus d'efforts

mardi 21 avril 2015 15h52
 

VIENNE, 21 avril (Reuters) - Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker exhorte la Grèce à redoubler d'efforts pour s'entendre avec ses bailleurs de fonds internationaux, estimant que les discussions entre les deux parties n'en sont pas arrivées à un stade où elles puissent déboucher rapidement sur une issue heureuse.

"Nous ne sommes pas du tout satisfaits de l'évolution des discussions jusqu'ici; la Grèce doit faire plus d'efforts de toute urgence de manière à ce que l'on conclut ce dossier pour le bien de tous", a-t-il dit à la presse, lors d'un déplacement à Vienne.

"Les discussions ont gagné en intensité ces quatre ou cinq derniers jours mais n'ont pas évolué au point de pouvoir rapidement aboutir à une conclusion".

Pour sa part, le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem pense que la Grèce et ses créanciers passeront un accord dans les semaines qui viennent, jugeant en outre qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait source d'instabilité pour la zone euro.

La Grèce doit remplir ses obligations et ses engagements si elle veut rester dans la zone euro mais un "Grexit" est "hors de question", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel jeudi en marge du Conseil européen de Bruxelles consacré aux migrants en Méditerranée, à la veille d'une réunion jugée cruciale de l'Eurogroupe à Riga.

Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) examineront à cette occasion les progrès faits par Athènes vis-à-vis des réformes promises.

Tout le monde s'accorde pour dire que le temps presse pour éviter un défaut de paiement de la Grèce mais le gouvernement Tsipras n'a toujours pas présenté de programme détaillé de réformes susceptible d'être avalisé par ses bailleurs de fonds, ce qui, pour la plupart des observateurs, réduit la probabilité d'un compromis rapide.

La Grèce, qui risque de retrouver rapidement à bout de ressources, et la zone euro ont convenu en février qu'elle-même et ses créanciers de la zone euro s'entendent sur une liste globale de réformes afin qu'elle puisse récupérer 7,2 milliards d'euros restant à tirer sur son programme de renflouement.   Suite...