Deux membres de la Fed n'écartent pas le scénario de juin

mercredi 8 avril 2015 19h47
 

NEW YORK, 8 avril (Reuters) - La porte n'est pas totalement fermée pour une hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis dès le mois de juin mais tout dépendra de la qualité des indicateurs économiques publiés dans l'intervalle, ont déclaré mercredi deux responsables influents de la Réserve fédérale.

Des chiffres décevants sur l'emploi, l'activité manufacturière et les ventes de détail tombés pendant l'hiver avaient convaincu de nombreux acteurs du marché américain que la première hausse des taux depuis la crise financière n'interviendrait pas en juin, mais plus tard dans l'année.

Pour William Dudley, président de la Fed de New York, et Jerome Powell, l'un des gouverneurs de la banque centrale américaine, l'hypothèse de juin n'est pas écartée, à la condition que les statistiques à venir soulignent la solidité de la reprise de la première économie du monde.

"On ne peut pas attendre d'être juste devant les buts pour agir parce que la politique monétaire fonctionne avec de longs décalages", a dit Jerome Powell.

"D'ici à la réunion du mois de juin, nous allons recevoir bien davantage d'indicateurs portant sur à peu près tous les aspects de l'économie", a-t-il ajouté.

Jerome Powell reconnaît que certains signaux, notamment la situation sur le front de l'emploi, ne sont pas encore totalement au vert. Il invite toutefois à se concentrer sur la nécessité de relever les taux progressivement plutôt que sur la date de la première hausse.

"Nous arrivons à un stade où zéro ne sera pas le bon taux", a-t-il dit. "Dans une perspective macroéconomique, le moment précis du premier relèvement est moins important que le rythme des relèvements suivants."

William Dudley partage cette analyse et insiste sur l'importance des prochains indicateurs.

"Je peux imaginer une situation dans laquelle une hausse de taux en juin reste une possibilité. Si le prochain rapport sur l'emploi est solide (...), si le PIB du deuxième trimestre suggère un rebond assez marqué", a-t-il dit dans un entretien à Reuters.   Suite...