** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

vendredi 13 mars 2015 18h06
 

PARIS, 13 mars (Reuters) - Les Bourses européennes, à l'exception de
Londres, ont terminé vendredi dans le vert, mais les gains ont été réduits en
raison d'un nouvel accès de faiblesse des cours du pétrole et des ressources de
base.  
    Les places européennes sont toutefois proches de leurs pics de sept ans, 
soutenues par l'espoir que les rachats massifs de dette souveraine de la Banque
centrale européenne (BCE) et la baisse de l'euro vont relancer la croissance en
Europe. 
    "Les actions en Europe sont tirées par le marché des changes", souligne
Nicolas Cheron, analyste chez FXCM, ajoutant que la baisse de l'euro a joué un
rôle majeur dans le rally observé en Europe au cours des derniers mois.
    La monnaie européenne a touché vendredi un nouveau plus bas de 12 ans à
1,4810 face au dollar avant de remonter légèrement au-dessus de 1,05 vers 17H00
GMT.      
    À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,46% (23,13 points) à
5.010,46 points, sa première clôture au-dessus de 5.000 points depuis mai 2008.
Le Dax allemand a pris 0,87%, mais le Footsie britannique a
reflué de 0,30%, pénalisé par les valeurs minières et celles de l'énergie.
L'indice EuroStoxx 50 a gagné 0,34% et le FTSEurofirst 300 
0,21%.
    Sur la semaine, l'indice vedette de la Bourse de Paris a progressé de 0,86%,
enregistrant une sixième hausse hebdomadaire consécutive.  Le FTSEurofirst 300,
lui, a gagné 0,46% en cinq séances.
    Au moment de la clôture en Europe, la Bourse de New York était en net recul,
le Dow Jones, le S&P-500 et le Nasdaq reculant d'environ 1%. Les indices
américains sont pénalisées par le pétrole et la vigueur du dollar, qui pourrait
grever les bénéfices des grandes multinationales. 
    Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale pour l'or
noir, a enfoncé le seuil des 56 dollars à 55,70 dollars (2,42%) vers 16h50 GMT,
pénalisé entre autres par le rapport de l'Agence internationale de l'énergie
(AIE) soulignant que l'excédent de l'offre mondiale s'aggrave en raison de la
production des Etats-Unis qui ne donne aucun signe de ralentissement.
 
    "C'est un peu surprenant de voir que les Etats-Unis continuent de produire à
un tel niveau et ce niveau excédentaire pèse sur les matières premières",
commente Michael Arone, stratégiste chez State Street Global Advisors.   
    L'énergie, les ressources de base et les "utilities" 
sont les seuls indices du Stoxx 600 à clôturer dans le rouge, avec des pertes
respectivement de 2,49%, 1,84% et 0,68%.   
    Le groupe pétrolier français Total a abandonné 1,75%, le géant
minier anglo-australien Rio Tinto a cédé 1,66% et l'italien Eni 
a plongé de 4,59%. Ce dernier a annoncé une réduction de son dividende, une
suspension d'un programme de rachats d'action et une baisse de ses dépenses face
aux prix pétroliers bas. 
    A la hausse, Michelin, meilleure performance du CAC 40, a pris
4,02% à 90,550 euros, Citigroup ayant relevé son objectif de cours sur le
fabricant de pneumatiques à 105 euros. 
    Ailleurs en Europe, l'allemand Commerzbank s'est adjugé près de 5%
après avoir accepté de payer 1,45 milliard de dollars aux autorités américaines
pour mettre fin à plusieurs enquêtes. 
    Dans le secteur du luxe, l'italien Tod's a perdu 6,27%, pénalisé
par la poursuite de la baisse de son chiffre d'affaires au cours des premiers
mois de 2015.    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Blaise Robinson à Paris, Francesco Canepa à Londres, Ryan Vlastelica à New
York; Claude Chendjou pour le service français, édité par Marc Angrand)