Difficile pour MSCI d'incorporer des valeurs chinoises

vendredi 13 mars 2015 09h17
 

par Michelle Price et Saikat Chatterjee

HONG KONG, 13 mars (Reuters) - Des gérants de fonds internationaux estiment que la Chine doit se lancer dans des réformes plus audacieuses avant que des valeurs cotées sur les places chinoises puissent être incluses dans certains indices de référence de MSCI.

Les conjectures sur une inclusion par MSCI d'actions chinoises de type A dans son Indice des marchés émergents vont bon train depuis le lancement en novembre du système de trading Hong Kong-Shanghai Stock Connect, une ouverture dans un marché des capitaux chinois au demeurant très encadré.

En dépit des efforts de persuasion déployés par Pékin, certain des grands gérants internationaux veulent plus de réformes de la part de la Chine, ce qui n'est pas de bon augure pour les espoirs qu'elle nourrit de voir MSCI incorporer des valeurs chinoises à l'occasion de son examen annuel en juin.

MSCI lui-même déplore qu'il soit encore difficile et onéreux de faire transiter des fonds par l'intermédiaire des marchés de capitaux chinois.

"De mon point de vue, la plupart des problèmes (afférents) demeurent", a dit une source proche de MSCI. "Je serais très étonné qu'on incorpore des actions A au vu des premières discussions que nous avons eues".

Les valeurs chinoises cotées à l'étranger représentent déjà 18,9% des indices des marchés émergents de MSCI. Incorporer toutes les valeurs chinoises cotées localement déclencherait sans doute le plus gros rééquilibrage jamais opéré au plan international et ferait passer le pourcentage à 27,7%.

Suivant certaines projections, 300 milliards de dollars seront finalement injectés dans le marché chinois.

Une porte-parole de MSCI s'est refusé à tout commentaire.

La CSRC chinoise, l'organisme de tutelle des marchés boursiers chinois, n'a pas répondu aux sollicitations de commentaires. Il en est de même de l'administration chinoise des changes, qui contrôle les quotas d'investissement. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)