24 mars 2015 / 09:50 / il y a 3 ans

GB/Indicateurs-Inflation zéro en février, une première

LONDRES, 24 mars (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés ce mois-ci :

* LES PRIX À LA CONSOMMATION INCHANGÉS EN FÉVRIER

24 mars - L‘inflation britannique est tombée à zéro en février, montrent les statistiques officielles publiées mardi, une stagnation sans précédent qui s‘explique par la baisse des prix des produits alimentaires et informatiques.

En janvier, les prix à la consommation avaient augmenté de 0,3%, précise l‘institut national des statistiques (ONS).

L‘inflation zéro mesurée en février est la première depuis le début de la série statistique en 1989, même si l‘ONS estime, sur la base d‘estimations non-officielles, qu‘elle a pu être négative dans les années 1960.

Le fait que l‘évolution des prix s‘éloigne un peu plus de l‘objectif d‘une hausse de 2% que s‘est fixé la Banque d‘Angleterre devrait alimenter les spéculations sur l‘évolution future de la politique monétaire.

La majeure partie des économistes interrogés la semaine dernière par Reuters ont dit s‘attendre à ce que la BoE relève d‘ici un an son taux directeur pour la première fois depuis la crise financière.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix à la production

* LA SITUATION BUDGÉTAIRE S‘AMÉLIORE EN FÉVIER

20 mars - L‘état des finances publiques britanniques s‘est nettement amélioré en février, montrent les chiffres publiés vendredi par l‘Office de la statistique nationale (ONS).

Les emprunts nets du secteur public, hors banques contrôlées par l‘Etat, se sont établis à 6,9 milliards de livres (9,6 milliards d‘euros) le mois dernier, soit une baisse de 34% sur un an. Les économistes avaient anticipé une baisse moins prononcée, à 8,5 milliards de livres.

Sur la période allant d‘avril dernier à février 2015, les emprunts net du secteur public ont représenté 81,8 milliards de livres, soit une baisse de près de 10% sur un an.

Avec ces chiffres, qui s‘expliquent notamment par un recouvrement efficace des impôts, la coalition reste en course pour atteindre son objectif de ramener les emprunts nets du secteur public à 90,2 milliards de livres sur l‘année budgétaire 2014-2015.

Tableau de la statistique:

* 31.000 CHÔMEURS DE MOINS EN FÉVRIER, TAUX STABLE À 5,6%

18 mars - Le nombre de demandeurs d‘emploi inscrits a baissé de 31.000 en février au Royaume-Uni, après 39.400 (révisé de 38.600) en janvier, selon des chiffres publiés mercredi.

Le taux de chômage, calculé au sens du Bureau international du travail, est resté stable à 5,7% sur les trois mois à fin janvier, à son plus bas niveau depuis près de sept ans, mais le taux d‘emploi a atteint un record à 73,3% avec 30,939 millions de personnes en activité (+143.000) pour 1,856 million en recherche d‘emploi (-102.000).

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 30.000 chômeurs de moins en février et une nouvelle baisse du taux de chômage à 5,6%.

Le salaire hebdomadaire moyen, primes comprises, a augmenté de 1,1% en janvier après une hausse de 2,4% en décembre. Hors primes et bonus, la croissance est ressortie à 1,6% sur un an, comme en décembre.

Sur les trois mois à fin janvier, la croissance des salaires s‘établit à 1,8% en comprenant les primes, contre 2,1% en décembre, et à 1,6% dans le cas contraire. Les économistes anticipaient en moyenne des hausses de 2,2% et 1,8% respectivement.

* LE DÉFICIT COMMERCIAL SE CONTRACTE DAVANTAGE QUE PRÉVU

12 mars - Le déficit des échanges de biens britannique s‘est contracté bien plus que prévu en janvier, à la faveur notamment de la chute des cours des cours du pétrole, montrent des données officielles publiées jeudi.

Selon l‘Office des statistiques nationales, ce déficit est revenu à 8,41 milliards de livres (11,9 milliards d‘euros), un plus bas depuis mars 2014, contre 9,93 milliards (chiffre révisé) en décembre et un consensus des économistes de 9,7 milliards de livres.

La reprise de l‘économie britannique observée depuis 18 mois a surtout été le fait de la demande intérieure. Les données en terme d‘échanges commerciaux laissent entrevoir une moindre dépendance à cette demande.

En janvier, les exportations de biens ont baissé de 3,1% et les importations de 4,8%. Sur une période de trois mois à fin janvier, les exportations augmentent de 5,8% et les importations de 2,0%.

Le déficit commercial total, qui inclut les services, est revenu à 616 millions de livres, son plus bas niveau depuis juin 2013, contre -2,14 milliards de livres en décembre.

Dans le seul domaine des services, les échanges se soldent par un excédent mensuel record de 7,8 milliards de livres en janvier.

Tableau de la statistique

* RECUL INATTENDU DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE

11 mars - La production industrielle a, contre toute attente, encore ralenti en janvier, sous le coup d‘une charge de travail moindre dans les secteurs des technologies de l‘information et des machines, selon des données officielles publiées mercredi.

L‘office de la statistique nationale (ONS) a précisé que cette production industrielle avait fléchi de 0,1% sur un mois alors que les économistes attendaient une croissance de 0,2% après -0,2% en décembre.

La production dans le secteur regroupant l‘informatique, l‘électronique et l‘optique a chuté de 9,5% le mois dernier, le repli le plus marqué depuis 13 ans.

L‘ONS a également fait état d‘une nette baisse de la production d‘équipements utilisés dans la génération d‘électricité.

La production industrielle représente près de 15% de l‘ensemble de l‘économie britannique.

Sur les trois mois à fin janvier, mesure qui reflète plus fidèlement les tendance à l‘oeuvre, la production industrielle est inchangée.

La production manufacturière a de son côté baissé de 0,5% sur un mois (consensus +0,2%) mais augmenté de 0,4% sur les trois mois à fin janvier, ce qui marque une légère accélération par rapport à fin décembre.

L‘économie britannique a crû de 2,6% en 2014, le rythme le plus rapide parmi les grandes économies avancées, mais a perdu de son dynamisme en fin d‘année, y compris dans le secteur manufacturier, exposé à la baisse de la demande en zone euro.

Mais depuis, des signes sont apparus indiquant que la baisse du prix du pétrole pourrait apporter un regain de croissance.

Tableau

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