March 11, 2015 / 7:22 AM / 2 years ago

LEAD 2-L'ex-Premier ministre indien Singh convoqué par la justice

3 MINUTES DE LECTURE

(Actualisé avec précisions, contexte)

NEW DELHI, 11 mars (Reuters) - L'ancien Premier ministre indien Manmohan Singh a été convoqué devant la justice de son pays pour début avril dans le cadre d'une enquête sur l'attribution de concessions pour des mines de charbon lorsqu'il était au pouvoir.

La plupart des concessions attribuées par le gouvernement de Manmohan Singh pour l'exploitation de mines de charbon ont été annulées par la Cour suprême, qui a invalidé les procédures.

Manmohan Singh, qui a été dix ans au pouvoir, était à la tête d'un gouvernement de coalition sous l'égide du Congrès national indien, le parti de la dynastie Nehru-Gandhi.

Il n'a pour l'instant pas été inculpé mais il fait l'objet d'une enquête pour tricherie, abus de confiance et corruption, apprend-on auprès de l'accusation. L'abus de confiance est passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

L'actuel gouvernement du nationaliste Narendra Modi, qui a succédé à Manmohan Singh après sa victoire électorale au printemps 2014, a entrepris de redistribuer ces concessions dans le cadre d'appels d'offres.

La convocation a trait à un site houiller attribué en 2005 à Hindalco Industries, une société du groupe Aditya Birla Group.

L'ex-Premier ministre, qui porte toujours le turban bleu, la barbe et les lunettes, est convoqué pour le 8 avril, en même temps que le milliardaire Kumar Mangalam Birla, président du groupe Aditya Birla, et d'un autre responsable, dit-on au Bureau central d'enquête.

Economiste de formation, bénéficiant d'une bonne image pour ses réformes de libéralisation économique dans les années 90 et son rôle dans la gestion de la crise financière de 2008, Manmohan Singh a vu son second mandat assombri par des affaires de corruption.

"Le précédent gouvernement n'a absolument rien à cacher. Nous nous sommes conduits avec la plus grande probité et la plus grande transparence. Le processus juridique nous donnera raison", a déclaré le porte-parole du parti, Manish Tewari.

L'affaire, surnommée le "Coalgate" a éclaté au grand jour en 2012 après un audit du gouvernement montrant que le Trésor avait perdu l'équivalent de 30 milliards d'euros en raison d'une entente entre les autorités et des sociétés privées pour sous-évaluer le prix des houillères attribuées.

Lors du nouvel appel d'offres lancé par le gouvernement Modi, l'attribution des 32 premiers blocs a fait entrer une trentaine de milliards d'euros dans les caisses, a déclaré à Reuters le secrétaire au Charbon, Anil Swarup. (Frank Jack Daniel; Bertrand Boucey et Danielle Rouquié pour le service français)

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