Air France réunira les syndicats le 16/03 - PDG aux Echos

lundi 9 mars 2015 21h44
 

PARIS, 9 mars (Reuters) - La direction d'Air France réunira lundi 16 mars les syndicats de la compagnie aérienne pour renégocier les accords d'entreprise, indique Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM dans une interview aux Echos publiée lundi soir sur internet.

Le groupe Air France-KLM, qui a annoncé le mois dernier vouloir accélérer ses économies, s'efforce de faire face à une concurrence exacerbée dans le secteur aérien, et en particulier à celle des compagnies à bas coûts.

"Soit nous nous réformons avec Perform (le plan 2015-2020, ndlr) pour rester en première division, soit nous déclinons", déclare Alexandre de Juniac aux Echos. "L'immobilisme, ça serait la relégation assurée."

Le PDG d'Air France-KLM indique avoir déjà entamé des négociations au sein de la compagnie néerlandaise KLM pour renégocier les accords d'entreprise.

"Avec Pieter Elbers (PDG de KLM, ndlr), j'ai déjà lancé les négociations chez KLM, où les accords d'entreprises arrivaient à leur terme", dit-il. "Chez Air France, elles démarreront au lendemain des élections des représentants du personnel, qui s'achèvent le 12 mars."

Il précise que la première réunion avec les syndicats d'Air France se tiendra "lundi prochain", le 16 mars. "L'objectif est de parvenir à signer les premiers accords vers la fin de l'été, en septembre, pour une mise en oeuvre sur les années suivantes", poursuit Alexandre de Juniac.

Air France-KLM a relevé en février son objectif de réduction de coûts unitaires pour la période 2015-2017 à 1,5% par an, contre 1%-1,5% auparavant. Pour cette année, Air France-KLM prévoit une réduction de 1% à 1,3%, soit 250 à 350 millions d'euros d'économies.

Air France, qui a déjà supprimé 8.000 emplois en trois ans, a aussi détaillé le mois dernier un nouveau plan de réduction de 800 postes au sol et chez les hôtesses et stewards, et des mesures de modération salariale.

Alexandre de Juniac a dit espérer que les réductions d'effectifs puissent être réalisées "sans drame social".   Suite...