La Grèce veut des discussions immédiates avec la troïka

vendredi 6 mars 2015 22h28
 

par Alastair Macdonald

BRUXELLES, 6 mars (Reuters) - La Grèce demande vendredi dans une lettre aux pays de la zone euro l'ouverture immédiate de discussions techniques avec ses créanciers internationaux à propos d'un premier train de réformes censé lui permettre de recevoir de nouveaux crédits.

Cette lettre, qui détaille aussi les réformes que le nouveau gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras se dit prêt à engager, doit être discutée par les ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe, lundi lors de leur prochaine réunion à Bruxelles.

"Je vous écris maintenant (...) pour vous transmettre l'opinion du gouvernement grec selon laquelle il est nécessaire d'entamer immédiatement les discussions entre notre équipe technique et celle des institutions", déclare le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, dans une lettre au président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

Cette demande marque un assouplissement de la position de la Grèce qui avait jusqu'ici refusé de discuter de la mise en oeuvre des réformes avec la "troïka", les trois institutions qui la supervisent jusqu'ici dans le cadre de ses plans de sauvetage : la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

La Grèce, qui doit rembourser des prêts dans les prochaines semaines et les prochains mois, est à court d'argent. Elle a un besoin urgent des crédits de la zone euro pour éviter la faillite.

Dans sa lettre, Varoufakis propose que les discussions aient lieu à Bruxelles, ce qui éviterait aux yeux du public l'image d'abandon de souveraineté représentée par les visites des représentants de la troïka à Athènes ces cinq dernières années.

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné au nouveau gouvernement grec jusqu'à la fin avril pour mettre en oeuvre les mesures que le précédent gouvernement conservateur avait acceptées en échange des prêts.

Après cela, la Grèce aura deux mois, jusqu'à la fin juin, pour négocier avec ses créanciers la façon dont elle sera financée par la suite.   Suite...