** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mercredi 4 mars 2015 18h14
 

PARIS/LONDRES, 4 mars (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en net
rebond mercredi et l'euro est tombé à un plus bas de 11 ans et demi face au
dollar, à la veille de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui
pourrait lancer son plan de rachats massifs d'obligations souveraines pour
soutenir la croissance.
    Dans cette perspective et dans un contexte de faiblesse de l'euro et de
baisse des prix, l'activité dans le secteur privé en février a connu sa plus
forte croissance en sept mois dans la zone euro. 
    À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en hausse de 0,99% à 4.917,35
points. Le Footsie britannique a pris 0,44%, alourdi par les valeurs
minières, et le Dax allemand a avancé de 0,98%, tandis que l'indice
EuroStoxx 50 a gagné 0,97% et le FTSEurofirst 300 0,64%. 
    L'indice des ressources de base (-1,83%) a sérieusement freiné la
tendance, alors que l'automobile (+1,79%) menait la hausse des marchés à
la veille de l'ouverture au public du 85e salon de Genève.   
    A la clôture en Europe, les grands indices boursiers américains étaient en
baisse de 0,3% à 0,55%, poursuivant leur consolidation de mardi. 
    Le dollar a bénéficié en outre d'indicateurs économiques aux Etats-Unis
jugés relativement solides, à deux jours du rapport officiel sur l'emploi. Le
billet vert se traitait à 1,11 pour un euro en fin de journée en Europe.
    Le secteur privé américain a créé 212.000 emplois en février, selon
l'enquête mensuelle ADP, alors que le consensus était à 220.000. Mais le chiffre
de janvier a été révisé en forte hausse, de 213.000 à 250.000. 
    Cette enquête intervient deux jours avant les statistiques officielles sur
le marché du travail. Les économistes interrogés par Reuters anticipent en
moyenne 240.000 emplois créés en février, après 257.000 en janvier.
    "On constate à des degrés divers une amélioration du marché du travail, du
secteur manufacturier, du marché immobilier, de la confiance. Mais au-delà des
annonces d'aujourd'hui, c'est surtout les chiffres de l'emploi de vendredi qui
compteront", note Terry Sandven, stratège chez US Bank Wealth Management.
    De même, la croissance dans les services aux Etats-Unis s'est légèrement
accélérée en février, selon les résultats définitifs de l'enquête Markit et de
l'Institute for Supply Management (ISM).  
     Sur le marché pétrolier, le Brent est repassé sous la barre des 60
dollars le baril. Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont augmenté
nettement plus que prévu, de 10,3 millions de barils, la semaine dernière, et le
ministre saoudien du Pétrole a redit que son pays ne réduirait pas sa production
sauf si ses clients ne voulaient plus de son brut. 
    Aux valeurs en Europe, le groupe industriel norvégien Norsk Hydro 
(-6,47%) a accusé la plus forte perte de l'indice Stoxx 600, Goldman Sachs
l'ayant retiré de sa liste de valeurs européennes de référence.
    Le groupe de médias allemand Axel Springer, avec une perte de
5,25%, est aussi l'une des grosses pertes de la journée dans l'indice Stoxx 600,
après ses résultats et prévisions, subissant sa pire séance de Bourse depuis mai
2010. 
    A Paris, EDF (-2,79%) a essuyé la plus forte baisse du CAC 40,
Société Générale ayant abaissé sa recommandation sur le titre à "conserver".    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :  

 (Avec Atul Prakash et Richard Leong, Juliette Rouillon pour le service
français, édité par Véronique Tison)