Hollande se dit optimiste pour de prochains contrats Rafale

mercredi 4 mars 2015 16h02
 

MERIGNAC, Gironde, 4 mars (Reuters) - François Hollande s'est dit mercredi optimiste sur la possibilité pour la France de remporter bientôt d'autres contrats à l'exportation pour le Rafale après la commande par l'Egypte de 24 exemplaires du chasseur polyvalent français.

"Aujourd'hui, nous saluons le premier contrat à l'exportation du Rafale en Egypte, qui va être un signal tout à fait décisif pour remporter d'autres commandes", s'est félicité le chef de l'Etat dans un discours donné à l'issue d'une visite du site de Dassault aviation à Mérignac (Gironde).

Le chef de l'Etat a estimé que l'intérêt des autres pays potentiellement intéressés par le Rafale avait été stimulé par la commande égyptienne.

"Aussitôt cette réussite connue, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est reparti, c'est-à-dire qu'il a été appelé par de nombreux pays et lui-même est allé voir tous ceux qui s'étaient un moment intéressés au Rafale", a-t-il expliqué.

"Je pense que c'est vraiment un très bon signe qui est venu grâce à la conclusion de ce contrat" égyptien, a-t-il conclu, alors que la France continue les discussions sur la vente de 126 Rafale à l'Inde, où s'est rendu fin février Jean-Yves Le Drian.

"Il faut continuer les discussions avec l'Inde mais il faut voir aussi d'autres pays qui se sont révélés intéressés par le Rafale à la suite justement du contrat égyptien", a dit à son départ du site François Hollande à des journalistes.

L'avionneur français mène des discussions exclusives depuis trois ans avec l'Inde mais le contrat n'est toujours pas signé, notamment en raison de divergences sur les garanties demandées à Dassault Aviation sur les 108 avions de combat qui seront construits en Inde par Hindustan Aeronautics.

La France a néanmoins d'autres perspectives que le contrat indien et discute notamment de la vente de 36 Rafale au Qatar et de 16 appareils à la Malaisie.

Les négociations ont repris avec les Emirats arabes unis pour un total pouvant aller jusqu'à 60 avions, a-t-on déclaré la semaine dernière de source proche du dossier. (Claude Canellas et Julien Ponthus à Paris, édité par Yves Clarisse)