** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mardi 3 mars 2015 18h15
 

PARIS/LONDRES, 3 mars (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en
baisse mardi, poursuivant leur pause de la veille, comme sur les marchés
américains, après avoir volé de records en records depuis le début de l'année,
tandis que le dollar retombait de son pic de 11 ans.
    Les investisseurs attendent de nouveaux signes d'amélioration de l'économie
mondiale avant de commencer à pousser les indices encore plus haut. L'annonce de
ventes au détail nettement plus élevées que prévu en janvier en Allemagne avait
d'ailleurs soutenu la tendance en Europe dans la matinée. 
    À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,98% à 4.869,25
points. Le Footsie britannique a cédé 0,74% et le Dax allemand 
1,14%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a reculé de 1,17% et le
FTSEurofirst 300 de 0,88%. 
    La Bourse d'Athènes a fait exception et pris 0,27%, tirée vers le
haut par ses banques, notamment la Banque nationale de Grèce (+9,24%).
    A la clôture en Europe, les indices américains perdaient 0,8% à 0,9% en
perspective de chiffres décevants des ventes de voitures aux Etats-Unis et après
leurs records de la veille. Le Nasdaq notamment a fini lundi au-dessus de la
barre des 5.000 points pour la première fois depuis la bulle internet de 2000.
    Les intervenants estiment que le repli n'a rien d'alarmant après les
performances boursières exceptionnelles du début d'année en Europe et que le
marché est victime de prises de profits mais reste fondamentalement haussier.
    "Le marché consolide tout naturellement, il reprend son souffle jusqu'à ce
que la balance penche d'un côté ou de l'autre pour entamer une nouvelle escalade
ou bien un mouvement de correction", résume Andre Bakhos (Janlyn Capital LLC).
    Aux valeurs, les titres des banques portugaises Banco BPI et Banco
Comercial Portugues ont gagné respectivement 9,04% et 2,40% sur des
informations relatives à de possibles discussions de fusion entre ces deux
établissements. 
    L'indice européen du secteur bancaire (-1,38%)a souffert du recul de
Barclays, qui a abandonné 3,22%, l'une des plus fortes baisses de
l'indice FTSEurofirst 300, après l'annonce de ses résultats et d'une
augmentation de ses provisions pour frais juridiques. 
    Dans le secteur bancaire encore, Banca Monte dei Paschi di Siena a
chuté de près de 10% après une information de presse selon laquelle la réunion
du conseil d'administration prévue mercredi pourrait aborder le projet
d'augmentation de capital de trois milliards d'euros de la banque italienne.
    Le secteur des ressources de base a pâti pour sa part du repli de
3,1% de Glencore, le groupe ayant annoncé une charge pour dépréciation
de 1,1 milliard de dollars avec la baisse des cours des matières premières et un
recul de 2% de son bénéfice d'exploitation en 2014. 
    Vivendi (+1,42%) a signé en revanche la plus forte hausse de
l'EuroStoxx 50 après l'annonce par Bolloré de l'acquisition de 40,5
millions de titres du groupe au prix de 21 euros par action. 
    Veolia a accusé la deuxième plus forte baisse du CAC 40, derrière
BNP Paribas (-3,10%), après l'annonce de la vente par l'assureur
Groupama d'un bloc de 5,05% du capital du groupe de services aux collectivités. 
  
    Le dollar s'est replié par rapport à son pic de 11 ans face à un panier de
devises après les propos d'un conseiller économique du Premier ministre nippon
Shinzo Abe jugeant que le billet vert ne pouvait pas continuer à monter, la
parité dollar/yen ayant peut-être atteint "la limite supérieure de la zone de
confort".
    Le yen se traite à 119,53 pour un dollar et l'euro à 1,1193 dollar. 
    En attendant des précisions de la Banque centrale européenne (BCE) lors de
sa réunion de jeudi concernant son programme de rachats de dettes souveraines
qu'elle doit lancer ce mois-ci, les rendements des obligations de la périphérie
de la zone euro ont rebondi sur leurs plus bas record.
    Le pétrole s'est redressé face aux combats en Libye et de nouveaux signes de
croissance de la demande mondiale. Le baril de Brent reprend 2,55% à ce stade.
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Chuck Mikolajczak à New York; Marius Zaharia, Francesco Canepa et Anirban
Nag à London, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid
Exbrayat)