BOURSE-Technicolor fait la paix avec Vector, le marché soulagé (actualisé)

mardi 3 mars 2015 15h06
 

(Actualisé avec commentaire supplémentaire)

PARIS, 3 mars (Reuters) - L'action Technicolor signe la deuxième plus forte hausse de l'indice SBF 120 mardi à la Bourse de Paris au lendemain de l'annonce par le groupe spécialisé dans les technologies destinées au cinéma et à la télévision d'une trêve avec le fonds Vector Capital, son premier actionnaire.

A 14h50, le titre grimpe de 5,15% à 5,80 euros, contre un recul de 0,18% au même instant pour le SBF 120.

Technicolor a annoncé lundi avoir conclu un accord avec le fonds de capital-investissement américain, mettant ainsi fin à plusieurs mois de conflit avec son principal actionnaire qui contestait sa stratégie.

"Sincèrement, c'est une bonne nouvelle, voire un soulagement, que la hache de guerre soit enfin enterrée entre les deux parties et que Vector soutienne maintenant le nouveau plan stratégique", estime un trader en poste à Paris.

Cet accord met un terme à l'ensemble des procédures judiciaires engagées entre les parties et Vector Capital s'engage également à soutenir Drive 2020, le nouveau plan stratégique du groupe.

Le fondateur de Vector Alex Slusky, dont les relations avec la direction de Technicolor étaient tendues, quitte le conseil d'administration où ne siègera plus qu'un seul représentant du fonds contre deux précédemment.

Pour autant souligne un autre trader, "rien n'empêche Vector Capital de vendre sa participation s'il le souhaite".

Technicolor avait annoncé début novembre avoir décidé d'assigner son principal actionnaire Vector Capital devant le tribunal de commerce de Nanterre, ce qui avait fait chuter l'action du groupe en Bourse, certains investisseurs anticipant notamment la cession des parts du fonds.

Pour les analystes de Kepler Cheuvreux, une sortie de Vector, qui a déjà réduit l'an dernier sa participation de 21% à 13% en empochant au passage une belle plus-value, est sans doute "la prochaine étape".

"Nous pensons que Vector Capital n'est pas vraiment convaincu par le nouveau plan stratégique mais il n'est pas en capacité de changer ou d'influencer la stratégie", ajoutent-ils, précisant qu'une telle opération pourrait accroître la part du flottant de la société à plus de 90%. (Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)